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La présidente.
Votre AGENDA
L’envol du moineau d’Amy Belding Brown
rdv chez Cathy Ramboz à 14h30
D’après des faits réels, le superbe portrait d’une femme découvrant la liberté au milieu des Indiens.
Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière. Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces » sauvages » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s’accoutumer d’un retour » à la normale « , dans une société blanche dont l’hypocrisie lui est désormais insupportable ?
Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la » civilisation » s’est efforcée d’anéantir.
rdv chez Brigitte Briffaud à 14h30
Le bal des folles de Victoria Mas
Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles – d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques – ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.
Le bruissement du papier et des désirs de Sarah McCoy
Île du Prince-Édouard, au large du Canada, 1837.
L’enfance de Marilla Cuthbert s’écoule, heureuse et paisible, dans le cadre enchanteur de la campagne, avec ses parents et son frère aîné, Matthew. À la mort brutale de sa mère adorée, Marilla se jure de veiller toujours sur son père et son frère. Mais aussi sur tous ces orphelins, ces fugitifs noirs-américains qui, traqués par les chasseurs d’esclaves, débarquent sur leurs côtes. Fidèle à ses principes, cette jeune femme éprise de liberté jettera toutes ses forces dans la bataille – au prix de ses désirs, au péril de sa vie…
Gaza mon amour
Pour notre première sortie ciné-club, nous vous proposons un film des frères palestiniens Arab et Tarzan Nasser: « Gaza mon amour » une histoire d’amour à Gaza. Les aspects absurdes de la vie quotidienne à Gaza y sont décrits avec humour et poésie.
Séance mercredi 13 octobre à 17h10 au cinéma Pandora d’Achères (pas de publicité, le film commence directement); le prix est de 5€. Nous envisageons de manger une pizza en sortant dans la pizzéria d’en face (mais il sera un peu tôt) ou du moins de prendre un pot afin de discuter du film.
Nous irons en co-voiturage.
Le cerf-volant de Laetitia Colombani
C’est en Inde, au bord du golfe du Bengale que, après la mort de son mari, débarque une enseignante française : Léna. Sur la plage, elle observe une fillette de dix ans, Lalita, qui joue seule au cerf-volant. La fillette, qui est mutique et illettrée, est en fait exploitée par un cousin dans son restaurant.
14 h 30 chez Mireille, si moins de 10 et chez Cathy si plus de 10
Compartiment N°6 suit le périple en train d’une finlandaise étudiante en archéologie qui va devoir partager sa couchette avec un russe. Nous la suivons de Moscou à Mourmansk aux confins du cercle Arctique. L’histoire se déroule au milieu des années 1990 dans un pays fortement marqué par la chute du bloc soviétique. Laura fait donc la rencontre de Lhoja, d’apparence rustre et nonchalante. Ces deux êtres qu’à priori tout oppose vont petit à petit s’apprivoiser et s’apprécier le temps de ce voyage qui les mèneront vers l’inconnu.
Entre le tube de Desireless et quelques verres de vodka, Juho Kuosmanen parvient à sublimer les paysages industriels et enneigés pour nous emporter et réchauffer le cœur.
Une virée intense et réconfortante.
chez Bénédicte à 14h30
Après le succès de Et soudain, la liberté, coécrit avec Evelyne Pisier, voici le nouveau roman de Caroline Laurent. Au coeur de l’océan Indien, ce roman met à jour un drame historique méconnu. Et nous offre aussi la peinture d’un amour impossible.
Roman de l’exil et de la révolte, Rivage de la colère nous plonge dans un drame historique méconnu, nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.
séance de 18h45 au Pandora à Achères
« On est fait pour s’entendre » un film de Pascal Elbé avec Sandrine Kiberlain, Pascal< Elbé et Valérie Donzelli
Antoine semble n’écouter rien ni personne : ses élèves (qui lui réclament plus d’attention), ses collègues (qui n’aiment pas son manque de concentration), ses amours (qui lui reprochent son manque d’empathie)… Et pour cause : Antoine est encore jeune mais a perdu beaucoup d’audition. Sa nouvelle voisine Claire, venue s’installer temporairement chez sa sœur avec sa fille après la perte de son mari, rêve de calme et tranquillité. Pas d’un voisin aussi bruyant qu’Antoine, avec sa musique à fond et son réveil qui sonne sans fin. Et pourtant, Claire et Antoine sont faits pour s’entendre !
chez Geneviève Sabatier
Là où chantent les écrevisses de Delia Owens
Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
Delia Owens est née en 1949 en Géorgie, aux Etats-Unis. Diplômée en zoologie et biologie, elle a vécu plus de vingt ans en Afrique et a publié trois ouvrages consacrés à la nature et aux animaux, tous best-sellers aux USA.
Madres Paradelas de Pedro Almodovar
Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d’hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d’âge mûr, n’a aucun regret et durant les heures qui précèdent l’accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu’elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l’hôpital. Les quelques mots qu’elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d’une manière qui changera leur vie à toutes les deux.
Rose d’Aurélie Saada
Rose, 78 ans, vient de perdre son mari qu’elle adorait. Lorsque sa peine laisse place à une puissante pulsion de vie lui faisant réaliser qu’elle peut encore se redéfinir en tant que femme, c’est tout l’équilibre de la famille qui est bouleversé…
séance lundi 3 janvier au Pandora à Achères à 18h30 et après diner à la pizzeria d’à coté. Possibilité de covoiturage
Chez Bénédicte Talvard à 14h30
Une bête au paradis de Cécile Coulon
Dans sa ferme isolée au bout d’un chemin de terre, appelée le Paradis, Emilienne élève seule ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Devenue adolescente, Blanche rencontre Alexandre, son premier amour. Mais, arrivé à l’âge adulte, le couple se déchire lorsqu’Alexandre, dévoré par l’ambition, exprime son désir de rejoindre la ville tandis que Blanche demeure attachée à son coin de terre.
The chef de Philippe Barantini
« Magic Friday » : le vendredi avant Noël, la soirée la plus fréquentée de l’année. Dans un restaurant gastronomique de Londres, côté cuisine, à quelques minutes du coup de feu, tout le personnel est en ébullition. Mais les problèmes s’accumulent autour du chef étoilé Andy Jones et de sa brigade. S’ajoute à cela la pression constante d’une clientèle toujours plus exigeante qui menace de mener le restaurant à sa perte…
The chef de Philippe Barantini
« Magic Friday » : le vendredi avant Noël, la soirée la plus fréquentée de l’année. Dans un restaurant gastronomique de Londres, côté cuisine, à quelques minutes du coup de feu, tout le personnel est en ébullition. Mais les problèmes s’accumulent autour du chef étoilé Andy Jones et de sa brigade. S’ajoute à cela la pression constante d’une clientèle toujours plus exigeante qui menace de mener le restaurant à sa perte…
Réunion lecture chez Ghislaine Le Bouffo à 14h30
La Commode aux tiroirs de couleurs d’Olivia Ruiz
« Parce que c’est ça que je veux que tu retiennes. Nos couleurs. Chaudes, franches. Je veux que ces femmes si différentes, si vivantes, si complexes qui composent ton arbre généalogique puissent t’inspirer et t’aider à savoir qui tu es, le fruit de quels voyages et de quelles passions. »
À la mort de Rita, surnommée « l’Abuela », sa petite-fille hérite de l’intrigante commode qui avait jadis nourri toute sa curiosité et son imagination enfantines. Le temps d’une nuit, ouvrant ses dix tiroirs, elle découvre les secrets qui ont scellé le destin de plusieurs générations de femmes, entre l’Espagne et la France, de la dictature franquiste à nos jours.
Dans ce brillant premier roman Olivia Ruiz révèle son formidable talent de conteuse et nous offre une fresque flamboyante sur l’exil
Un coup d’éclat et un coup de maître. Le Point.
Une fable habitée de fantômes, de désirs, de délires, d’absolu. Un récit ardent. Le Monde des livres.
Un texte délicat, poétique et poignant. RTL.
Rachel et les siens de Metin Arditi.
Qui est Rachel, enfant qui aimait raconter des histoires, devenue une dramaturge acclamée sur toutes les grandes scènes du monde ?
Avec ses parents, des Juifs de Palestine, elle habite Jaffa au début du xxe siècle. Ils partagent leur maison avec les Khalifa, des Arabes chrétiens. Les deux familles n’en font qu’une, jusqu’à ce que l’Histoire s’en mêle. Conflits religieux, guerres… Dans les tempêtes, Rachel tient bon grâce à l’art, à sa vocation absolue pour le théâtre. Elle organise le monde sur scène, tandis que sa vie est agitée d’amours et de deuils, d’obstacles et d’exils. De Palestine en Turquie, de Turquie en France, elle affronte, intrépide, amoureuse, un monde hostile, créant une œuvre bouleversante.
Un inoubliable portrait de femme.
Deux hommes prennent la route, de Lausanne vers le sud de la France, dans un corbillard. Ils se connaissent peu, ont peu de choses en commun, du moins le croient-ils…
Un film courageux, difficile, réalisé et interprété avec subtilité et délicatesse à l’image de Bernard Campan dont il faut saluer ici le grand talent. Il donne à ce long métrage sa dimension tragique et nous invite à ne pas mourir prématurément à l’intérieur de soi. Un croquemort qui nous donne envie de vivre et une tragédie qui rend hommage à la comédie.
réunion lecture chez Claire Joullié à 14h30
De pierre et d’os de Bérengère Cournut
Une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence alors, dans des conditions extrêmes, une aventure qui va faire d’elle une femme.
Venise n’est pas en Italie d’Ivan Calberac
Emile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l’invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l’accompagner…
C’est l’histoire d’un adolescent né dans une famille inclassable, l’histoire d’un premier amour, miraculeux et fragile. C’est l’histoire d’un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous.
Un roman où l’humour se mêle à l’émotion, dans la lignée de La Vie devant soi, de Romain Gary, de L’attrape-cœurs de J. D. Salinger, ou du film Little Miss Sunshine.
Belfast de Kenneth Branagh
Été 1969 : Buddy, 9 ans, sait parfaitement qui il est et à quel monde il appartient, celui de la classe ouvrière des quartiers nord de Belfast où il vit heureux, choyé et en sécurité.
Mais vers la fin des années 60, alors que le premier homme pose le pied sur la Lune et que la chaleur du mois d’août se fait encore sentir, les rêves d’enfant de Buddy virent au cauchemar. La grogne sociale latente se transforme soudain en violence dans les rues du quartier. Buddy découvre le chaos et l’hystérie, un nouveau paysage urbain fait de barrières et de contrôles, et peuplé de bons et de méchants.
Kenneth Branagh décrit Belfast comme son film le plus personnel. Il lui a fallu 50 ans pour trouver comment raconter son enfance et la période tumultueuse que traversait Belfast à cette époque.
séance jeudi 31 mars au Pandora à Achères à 18h45 et après diner à la pizzeria d’à coté. Possibilité de covoiturage.
chez Odile Vernotte à 14h30
La confrérie des Moines Volants de Metin Arditi
1937. Le régime soviétique pille, vend et détruit les trésors de l’Église russe. Il ferme plus de mille monastères. Des centaines de milliers de prêtres et de moines sont exécutés. Les plus chanceux s’échappent, vivant cachés dans les forêts.
Voici l’histoire de Nikodime, qui, avec l’aide d’une poignée de moines-vagabonds, tente de sauver les plus beaux trésors de l’art sacré orthodoxe. Où l’on rencontrera un ancien trapéziste, un novice de vingt ans et quelques autres fous de Dieu. De l’avant-guerre à nos jours, de la Russie bolchévique à la Moscou des milliardaires et des galeries d’art, l’étourdissante histoire de quelques hommes de courage.
Et puis, bien sûr, il y a Irina. Elle fuit l’Enfer, traverse l’Europe, arrive à Paris, change d’identité… Elle est au cœur de cette lumineuse histoire de résistance et de rédemption.
Réunion chez Cathy à 14h30
Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia
Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau.
Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Tibor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient tous passé le Rideau de fer pour sauver leur vie. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient tous retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre.
Cette rencontre bouleversa définitivement la vie de Michel. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.
The Duke de Roger Michell
En 1961, Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire, vole à la National Gallery de Londres le portrait du Duc de Wellington peint par Goya. Il envoie alors des notes de rançon, menaçant de ne rendre le tableau qu’à condition que le gouvernement rende l’accès à la télévision gratuit pour les personnes âgées. Cette histoire vraie raconte comment un inoffensif retraité s’est vu recherché par toutes les polices de Grande Bretagne, accomplissant le premier (et unique) vol dans l’histoire du musée.
séances jeudi 26 mai au Pandora à Achères à 18h30 et après diner à la pizzeria d’à coté. Possibilité de covoiturage.
Les choses humaines de Karine Tuil
nous avons décidé de faire une sortie de fin d’année des lectrices !
Après un tour à la Médiathèque Marc-Ferro, nous discuterons du roman de Karine Tuil, Les choses humaines tout en prenant une consommation au café de l’Office du Tourisme. ☕🍰
Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?
Les Volets verts de Jean Becker avec Gérard Depardieu et Fanny Ardant
Après Le Collier rouge, sorti en 2018, Jean Becker, 84 ans, est de retour derrière la caméra avec Les Volets verts.
Le film dresse le portrait d’un monstre sacré, Jules Maugin (Gérard Depardieu), un acteur au sommet de sa gloire dans les années 70. Sous la personnalité célèbre, l’intimité d’un homme se révèle.
Le long-métrage est adapté du roman du même nom écrit par Georges Simenon, publié en 1950 aux Presses de la Cité. Ironie du sort, Gérard Depardieu a campé Maigret au cinéma cette année, également adapté du romancier belge.
séance à 18 h 45 au Pandora d’Achères et après pourquoi pas se retrouver autour d’une pizza pour en discuter.
reprise de l’activité lecture
rdv chez Sylvie Bernard à 15h30 pour parler de vos coups de coeur que vous avez lus cet été.
Flee de Jonas Poher Rasmussen
L’histoire vraie du périple d’un jeune Afghan en dessins complété d’images d’archives. Un très beau récit d’accomplissement face à une terrible adversité.
Amin, universitaire de 36 ans, réfugié afghan au Danemark, se souvient du périple qui l’a amené, très jeune, de Kaboul au nord de l’Europe. Son récit est authentique, mais se pare des couleurs et des traits sensibles d’un beau film d’animation, à la fois poignant et pudique, dur et lumineux. Le verbe to flee, en anglais, veut dire « fuir », s’échapper d’un pays tombé aux mains des talibans, échapper à la cruauté des passeurs, à la brutalité des policiers… Mais « fuir » signifie aussi, pour Amin, avoir longtemps été forcé de taire ce qui fonde son identité : se sentir attiré par les hommes, dans une culture qui rejette l’homosexualité.