SLC - Sports, Loisirs & Culture Saint-Léger

Lecture

Dans les forêts de Sibérie par Tesson

Ce que je sais de toi par Chacour

dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson et ce que je sais de toi de Eric Chacour

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson

"Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."

Ce que je sais de toi d'Eric Chacour

Dans le Caire des années 1980, un jeune médecin suit un destin tracé pour lui. Entre son dispensaire et le prestigieux cabinet hérité de son père, Tarek n’a que peu de place pour se poser des questions. Mais la rencontre d’un être que tout semble éloigner de lui ébranlera son mariage, sa carrière et ses certitudes, ne lui laissant plus d’autre choix que l’exil.
De la communauté levantine d’Égypte aux hivers montréalais, du règne de Nasser jusqu’à l’aube des années 2000, Tarek fuit, erre, et se souvient. Mais sait-il qu’à plusieurs milliers de kilomètres, quelqu’un raccommode les lambeaux de son histoire et tente de remonter, chapitre après chapitre, le cours de sa vie ?
Récit d’une absence et d’une réconciliation, Ce que je sais de toi brosse avec délicatesse, humour et sensibilité le portrait d’un clan déchiré et d’une société en pleine transformation. Ce premier roman d’Éric Chacour révèle un auteur à la langue ciselée, à l’esprit lumineux, habité par une compréhension profonde de la nature humaine. Un livre qui embaume l’ail, l’anis et les secrets de famille.

réunion le mardi 7 mai chez Michèle à 14h30

 

 

les brumes du caire de rosie thomas

Les brumes du Caire de Rosie Thomas

Ruby, une adolescente en pleine rébellion, vient chercher refuge au Caire dans la vieille maison d'Iris Black, sa grand-mère de 82 ans qu'elle connaît à peine. Alors que tout les oppose, un lien étonnant s'établit lentement entre elles tandis que Ruby aide Iris à se remémorer ses souvenirs du Caire scintillant et cosmopolite de la Seconde Guerre mondiale. Elles retracent ainsi peu à peu l'histoire du grand amour d'Iris l'énigmatique capitaine Alexander Molyneux que les ravages du conflit lui ont arraché.
Déterminant dans la vie d'Iris, dans celle de sa fille et de sa petite-fille, cet amour perdu les affectera à nouveau, toutes les trois, d'une façon qu elles n'auraient jamais imaginée.
Trois femmes, trois générations, une histoire d'amour et de perte, tout en nuances.

Le 2 Avril 2024 à 14h30 chez  Cathy

Après-midi très agréable chez Cathy. Elle avait retiré son beau tapis blanc donc nous n’avons pas retiré nos chaussures pour montrer nos belles chaussettes de nouveau !

Sur les 9 lectrices présentes deux se sont montrées moins enthousiastes en parlant du livre de Rosie Thomas, Les Brumes du Caire. Situé au Caire, alternant passé et présent, c’est un roman, avant tout, sur l’amour qu’il soit passionné ou maternel à sens unique ou réciproque.  Si la plupart ont été sensibles à la fine analyse psychologique des trois femmes, les autres n’ont pas pu s’y attacher et ont préféré Le Châle de Cachemire du même auteur.

Il nous manque juste la recette du délicieux gâteau ‘ananas’ revisité par Cathy.

Et nous avons terminé  en chantant,  non pas la chanson de Michel Sardou, mais d’autres succès d’Alain Souchon, Michel Delpech, Michel Fugain sans oublier When the saints go marching in. 

La barre est haute pour la prochaine réunion …..

 

L'île des chasseurs d'oiseaux par May

 

Pachinko par Lee

l'ile aux chasseurs d'oiseaux de peter may et pachinko de min jin lee

L'île aux chasseurs d'oiseaux de Peter May

Marqué par la perte récente de son fils unique, l'inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d'une enquête sur un assassinat commis à Edimburg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n'est pas revenu depuis dix-huit ans.
Un cadavre exécuté selon le même modus operandi vient d'y être découvert. Cependant, dès l'autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires.
Sur cette île tempétueuse du nord de l'Écosse, couverte de landes, où l'on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin retrouve les acteurs de son enfance, à commencer par Ange, chef tyrannique de la bande dont il faisait partie.
Marsaili, son premier amour, vit aujourd'hui avec Artair. Ce même Artair dont le père a perdu la vie en sauvant celle de Fin lors de l'expédition qui, chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d'hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs.
Que s'est-il passé il y a dix-huit ans entre ces hommes, quel est le secret qui pèse sur eux et ressurgit aujourd'hui ?
Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May nous plonge au cœur de l'histoire personnelle de son enquêteur Fin Macleod. Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes l'auteur tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.

Pachinko de Min Jin Lee

L’histoire nous a failli, mais qu’importe.
Début des années 1930.
Dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par les belles paroles et tendres attentions d’un riche étranger. Lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte et que son amant est déjà marié, elle est confrontée à un choix : devenir, comme tant d’autres jeunes femmes dans sa situation, une seconde épouse, une « épouse coréenne » ou couvrir sa famille de déshonneur. Elle choisira une troisième voie : le mariage avec Isak, un pasteur chrétien qu’elle connaît à peine et qui lui offre une nouvelle existence au Japon. Cette décision est le point de départ d’un douloureux exil qui s’étendra sur huit décennies et quatre générations.
Avec une justesse historique remarquable et une écriture précise et dépouillée, Min Jin Lee nous offre, à travers un siècle de relations nippo-coréennes, un hymne intime et poignant à tous les sacrifices que font les immigrés pour trouver leur place en pays étrangers.

Le 12 mars à 14h30 chez  Brigitte

C’est en flânant à la boutique du musée Guimet que deux des lectrices se sont arrêtées devant le livre Pachinko de Min Jin Lee. Un simple achat, un vrai coup de cœur qui a rendu 10 autres lectrices heureuses !

Merci de nous avoir proposé cette saga familiale qui couvre une période difficile pour la Corée colonisée par le Japon. De nombreux Coréens, de force ou volontairement sont arrivés au Japon où leur situation ne fut guère enviable. Min Jin Lee nous dresse un portrait de leur intégration impossible sur fond d’histoire coloniale, de persécution de chrétiens, de la propagation des salles de Pachinko gérées par les Yakouza, du difficile retour au pays d'origine. 

Une histoire douloureuse d’immigration qui en rappelle bien d’autres sur notre propre continent.

Changement de décor et de genre avec L’Ile des chasseurs d’oiseaux de Peter May. Sur fond de traditions ancestrales qui perdurent encore aujourd’hui, Peter May nous plonge au cœur de l’histoire personnelle de son enquêteur, Fin Macleod, natif de l’ile de Lewis. Comme pour Pachinko, les lectrices étaient unanimes pour dire, que malgré un début de lecture difficile pour certaines, l’histoire était captivante. Il nous reste plus qu’à découvrir les deux autres livres de la trilogie : L’Homme de Lewis et Le Braconnier du lac perdu.

Le châle de cachemire

 

le châle de Cachemire de Rosie Thomas et Célestine du bac de Tatiana de Rosnay

Le châle de Cachemire de Rosie Thomas

Pays de Galles, 1940. Jeune mariée, Nerys Watkins quitte la campagne galloise pour accompagner son mari missionnaire affecté en Inde. Alors que la guerre du Cachemire éclate, elle découvre Srinagar, la ville au bord du lac, où les Britanniques habitent de luxueux bateaux et dansent, flirtent et cancanent comme s’il n’y avait pas de guerre. Nerys est entraînée dans une dangereuse amitié et, au moment où elle retrouve son mari, l’innocente épouse galloise n’est plus la même femme.
Des années plus tard, alors que Mair Ellis débarrasse la maison de son père, elle découvre un éblouissant châle ancien et une boucle de cheveux d’enfant. Se rendant au Cachemire sur les traces de ses grands-parents, Mair se lance dans une quête qui changera à jamais sa vie.
Ce récit épique mêle secrets de famille, amour sur fond de guerre et liaisons dangereuses. Avec comme toile de fond une évocation vivante et superbement documentée de l’Inde des années 1940, cette saga familiale bouleversante a connu un grand succès populaire et critique outre-Manche.
« Envoûtant… un délice du début à la fin » Daily Express
« Rosie Thomas est l’une des meilleures conteuses actuelles » Express UK

Célestine du bac de Tatiana de Rosnay

Lui, dix-huit ans, fils de bonne famille, solitaire et rêveur. Elle, sans âge, sans domicile, abîmée par la vie et l’alcool. Tout les sépare.
Pourtant, un jour, rue du Bac, à Paris, leurs chemins se croisent. Contre toute attente, une extraordinaire amitié se noue. De celles qui changent une vie. De celles qui forgent à jamais une personnalité.
Saisir sa chance, affronter le mystère familial qui le hante, c’est ce que Célestine va transmettre à Martin. Et plus encore…
« Ce roman, je l’ai écrit en 1990. J’avais rangé le manuscrit dans un carton, puis l’avais oublié. Jusqu’au jour où, à l’occasion d’un déménagement, nous nous sommes retrouvés, lui et moi. Je l’ai relu avec émotion et il m’a semblé qu’il avait aujourd’hui une résonance particulière. Il est là, entre vos mains. » Tatiana de Rosnay

Le 23 janvier à 14h30 chez Cathy

Belle ambiance débridée avec des lectrices déchaussées !

Merci à Cathy d’avoir organisé le concours de chaussettes avec trois prix décernés pour les plus belles, les plus rigolotes et les plus moches. Félicitations à Michèle, Évelyne M. et Bénédicte qui sont reparties avec leurs prix bien mérités.

Ambiance un peu plus sérieuse pour parler du roman de Tatiana de Rosnay, Célestine du Bac.

Le roman n’a pas fait unanimité. Si une des lectrices l’a qualifié de ‘répugnant’ et peu crédible, la plupart   l’ont considéré comme un conte plein de magie et de mystère, mettant en scène une belle amitié atypique tout en abordant des thèmes comme l’absence de la mère et les rapports difficiles entre jeunes et parents. Un roman distrayant, facile à lire que nous avons qualifié de ‘roman TGV’ plus flatteur que roman de gare.

L’unanimité, nous l’avons enfin trouvé avec Le Châle de Cachemire de Rosie Thomas une belle histoire qui nous fait voyager dans le temps et dans l’espace entre deux générations. Un récit épique sur fond de guerre avec comme toile de fond, une évocation superbement documentée du Cachemire des années 1940 avant le démantèlement de l’Empire des Indes. Un roman qui, malgré quelques longueurs, ne nous a pas laissé insensibles.

 Merci à Cathy pour son accueil et à Nicole pour son délicieux gâteau à l'ananas que nous avons dégusté toujours en chaussettes. 

 

L'Étoile brisée par Laneyrie-Dagen

l'étoile brisée de Nadeije Laneyrie-Dagen

L'étoile brisée de Nadeije Laneyrie-Dagen

Le 5 Décembre à 14h30 chez Geneviève

Dans la Cantabrie du XVe siècle, un massacre antijuif s’annonce. Pour sauver ses deux fils, un couple les envoie sur les routes. Leurs chemins les conduisent à travers l’Europe de la Renaissance, en Afrique du Nord et jusqu’en Amérique. Ils croisent une esclave canarienne devenue la maîtresse puis l’épouse de son maître, un marchand siennois voyageant entre Blois, Séville et Londres, une demoiselle d’honneur aux mœurs assez libres, des ecclésiastiques peu recommandables, et une foule d’individus aussi singuliers qu’émouvants.
L’un devient marin et cartographe, intime d’Amerigo Vespucci — le navigateur dont le nom fut donné au Nouveau Monde —, l’autre médecin de Luther — le réformateur et initiateur du protestantisme — en Allemagne.

Merci à Geneviève de nous avoir accueillies hier pour discuter de L’Etoile Brisée de Nadeije Laneyrie-Dagen.

Sur les onze présentes, 5 n’avaient pas lu le roman, d’autres pas terminé peut-être découragées par presque 800 pages d’une fresque impressionnante allant de 1472 à 1525, en pleine Renaissance, au moment des découvertes du nouveau monde.

Le début de l’histoire qui raconte la fuite d’Espagne de deux jeunes juifs est séduisant et donne envie de suivre de plus près le destin des deux frères. Cependant les différentes histoires se sont entremêlées rendant la lecture parfois difficile. Pour celles qui ont persévéré tout s’est clarifié dans le dernier chapitre donnant peut-être envie de recommencer la lecture pour mieux l’apprécier !  

Deux livres (au choix : un ou les deux) Le châle de cachemire de Rosie Thomas et Célestine du Bac de Tatiana de Rosnay à commander au père Noël et à lire pour le 23 janvier 2024, chez Cathy 

 

Deux soeurs: Yvonne et Christine Rouart, les muses de l'Impressionnisme par Bona

les deux soeurs de Dominique Bona

Les deux sœurs de Dominique Bona

Le 7 Novembre à 14h30 chez Michèle

Tout le monde connaît Yvonne et Christine Lerolle. Elles ont été immortalisées par Renoir dans son tableau : Yvonne et Christine Lerolle au piano (1897). Leur père Henri était peintre et collectionneur. Il comptait parmi ses familiers des artistes, des écrivains, des musiciens : Renoir, Degas, Debussy, Chausson, Mallarmé, Gide, Claudel… Elles avaient tout pour être heureuses, quand Degas, qui aimait jouer les entremetteurs, eut l’idée de les marier à deux des fils d’un autre collectionneur de ses amis, Henri Rouart. Les sœurs Lerolle, devenues les sœurs Rouart, en avaient fini avec le bonheur et l’insouciance.

Issues d'un milieu libéral, elles allaient se heurter aux caractères impétueux et sombres des deux énergumènes, pourtant venus comme elles d'une famille éprise d'art, jusqu'à la folie.
Elles avaient tout pour être heureuses... L'amour sera leur grande blessure. Leurs mariages, par des chemins détournés, les conduiront de l'insouciance au désenchantement. Jusqu'à la tragédie.
Derrière les lourds rideaux de ces hôtels particuliers fréquentés par tant d'artistes exceptionnels, ou dans les ateliers des peintres, c'est tout un univers qui renaît avec ses passions et des drames, ses secrets et ses ombres. Ce monde, Dominique Bona le fait revivre dans cette biographie foisonnante, à travers l'aventure de deux sœurs au destin brisé.

Un moment de lecture que l’on n’est pas près d’oublier, un moment de bonheur. Edmonde Charles-Roux de l’académie Goncourt, La Provence.

Ces deux sœurs inspirent à l’auteur un livre plein de charme et de mélancolie, qui écrit simultanément l’histoire d’une époque. Alice Ferney, Le Figaro littéraire.

Nous étions douze à être accueillies par Michèle dans son bel appartement, baigné de lumière, pour parler du livre de Dominique Bona, Deux Sœurs    

Le livre nous offre un aperçu fort documenté de la vie artistique, musicale, politique et littéraire du 19eme siècle. Toutefois, pour certaines, c’est au détriment de l’histoire d’Yvonne et Christine Rouart qu’on perd parfois de vue. La biographie n’est pas centrée sur les deux jeunes filles mais plutôt sur le monde qui gravite autour d’elles et qui figure dans la galerie des personnages à la fin du livre.

Du même auteur, certaines ont préféré la qualité d’écriture et de récit de Berthe Morisot (bourse Goncourt de la biographie 2000) dont la vie a été parfaitement restituée dans son contexte historique et pictural.

Quels que soient les avis sur le livre nous étions toutes d’accord pour dire que la lecture des Deux Sœurs nous a incitée à découvrir certains tableaux sur internet où mieux encore projeter d'aller voir les Deux Sœurs à l’Orangerie où Michèle se propose de servir de guide. Elle nous confirmera si la date choisie, le lundi 27 novembre, est possible.

 

 

 

 

 

La joueuse de go par Sa

la joueuse de go de shan sa

La joueuse de go de Shan Sa

Le 2 Octobre à 14h30 chez Sylvie Bernard

Depuis 1931, le dernier empereur de Chine règne sans pouvoir sur la Mandchourie occupée par l'armée japonaise.
Alors que l'aristocratie tente d'oublier dans de vaines distractions la guerre et ses cruautés, une lycéenne de seize ans joue au go.
Place des Mille Vents, ses mains infaillibles manipulent les pions.
Mélancolique mais fiévreuse, elle rêve d'un autre destin.
" Le bonheur est un combat d'encerclement.
" Sur le damier, elle bat tous ses prétendants.
Mais la joueuse ignore encore son adversaire de demain : un officier japonais dur comme le métal, à peine plus âgé qu'elle, dévoué à l'utopie impérialiste.
Ils s'affrontent, ils s'aiment, sans un geste, jusqu'au bout, tandis que la Chine vacille sous les coups de l'envahisseur qui tue, pille, torture.
La Joueuse de go est une fable à double partition. Les courts chapitres tressent puis mêlent les destins croisés du jeune soldat et de la petite joueuse de go. Phrases courtes, verbes tendus vers l'essentiel, les mots aiguisent, tels des traits de calligraphie, leur portrait. Leur culture, l'histoire de leur pays, leur enfance, leurs amours, tout les sépare, à l'exception de leur détermination face au damier carré et aux pions de bois. Le go révèle leurs âmes au-delà de la ferveur impérialiste du jeune Japonais et de l'enthousiasme résistant de la joueuse mandchoue. Mais l'amour sait-il se contenter de la tranquille plaine de l'âme ? Peut-on laisser de côté sa nationalité alors qu'autour des joueurs la torture et la haine font rage dans la Mandchourie occupée ? Troisième roman de Shan Sa, déjà couronnée deux fois (bourse Goncourt du Premier roman pour Porte de la paix céleste et Prix Cazes pour Les Quatre Vies du saule), La Joueuse de go dit la naissance de l'amour et de la conscience politique, raconte la force de l'audace, de l'imagination et de la liberté sur le damier infini de nos destinées. --Laure Anciel

Nous étions 13 chez Sylvie et aucun malheur nous est tombé dessus ! Au contraire, nous avons passé un excellent moment à échanger nos avis sur la Joueuse de Go de Shan Sa. Des avis pas vraiment concordants : déstabilisant pour certaines ; les deux narrations étant en alternance, comme le jeu de go, chacun jouant à tour de rôle. D’autres ont critiqué des passages trop violents, l’érotisme cru, l’écriture plate ….

Mais huit d’entre nous ont apprécié une histoire captivante, pas dépourvue de poésie sur fond historique mettant en scène deux personnages issus de deux cultures si différentes.

En plus de la Joueuse de Go, on avait décidé de lire un classique aussi. Certaines ont relevé le défi et ont fait part du plaisir d’avoir lu ou relu Le Rouge et le Noir, de Stendhal, Une Vie de Maupassant, Au Bonheur des Dames de Zola, Sido de Colette, La Petite Fadette et Pauline de George Sand. Des auteurs ayant l’art de maitriser la conjugaison, art perdu aujourd’hui, hélas …..

Les suggestions ont fusé : Les Treize Marches de Kazauaki Takano, Les Vertueux et l’Attentat de Yasmina Khadra, Les Promesses de l’Aube, et Les Racines du Ciel de Romain Gary, Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys, Le Train des enfants de Viola Ardone. Le Gosse de Véronique Olmi, Mama Roma de Luca di Fulvio, Ecoute tomber la pluie d’Olivia Ruiz, Fils de personne de Jean-François Pasques, Bombay de Marie Saglio, Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard, Un été à l’Islette de Géraldine Jeffroy, Le Colibri de Sandro Veronesi, Vivre avec Picasso de Carlton Lake et Françoise Gilot.

Deux dates et deux romans à retenir : Le mardi 7 novembre chez Michèle(18 rue St Léger) pour parler du roman Deux Sœurs de David Foenkinos et le mardi 5 novembre chez Geneviève (2 rue Rouget de Lisle) pour parler de l’Etoile Brisée de Nadeije Laneyrie-Dagen

 

Une autre suggestion pour les plus ‘branchées’ l’application Ma Bibliothèque qui permet de référencer tous les ouvrages lus.

On en reparlera certainement la prochaine fois. D’ici là, bonnes lectures à toutes ….

 

 

Le Stradivarius de Goebbels par Iacono

le stradivarius de Goebbles de Yann Lacono

Le stradivarius de Goebbles de Yann Lacono

En 19 juin 14h30 chez Geneviève Sabatier

En 1943, au nom du rapprochement entre l’Allemagne nazie et l’empire du Japon, Joseph Goebbels offre un Stradivarius à Nejiko Suwa, une jeune virtuose japonaise venue étudier à Berlin. Un geste politique en forme de cadeau empoisonné : le violon a d’abord appartenu à un musicien juif assassiné et, hanté par son âme, il refuse de sonner. Sommée de jouer à travers l’Europe au nom de la propagande nazie, Nejiko répète nuit et jour pour s’approprier le Stradivarius, en vain.
Après-guerre, Félix Sitterlin est chargé par les autorités de la France libre de retrouver l’instrument confisqué. Mais son enquête se heurte bientôt à un autre mystère : celui de la personnalité de Nejiko qui, des années après, continue de se dérober à la vérité…

Autre date à retenir : le mardi 19 septembre chez Sylvie Bernard

La pluie nous a épargné pendant l’apéritif ce qui nous a permis d'admirer les magnifiques rosiers du très beau jardin de Geneviève.

Le Prosecco, vin rouge et délicieux mets préparés par les participantes ne nous ont pas embrouillé l'esprit et nous avons pu donner notre avis sur le Stradivarius de Goebbles de Yoann Iacono. L'histoire à peine romancée de Nejiko Suwa à qui Goebbels avait offert un Stradivarius (qui peut-etre n'en était pas un ...) ne nous a pas séduites. Nos réflexions se sont portées sur la place de la musique, voire le sport dans la propagande politique. Difficile pour Nejiko de s'approprier le violon spolié à un musicien juif. Elle aurait mérité notre admiration si elle avait accepté de le restituer à la fin de la guerre. Au contraire, à son décès à l'âge de 92 ans en 2012 son neveu l'a hérité ...... Faut il s'attendre à une suite ....🤔

Nous nous retrouverons chez  Sylvie Bernard  le 19 septembre à 14h30 

D'ici là nous aurons lu La joueuse de Go de Shan Sa ( prix Goncourt des lycéens en 2001) et une œuvre classique de notre choix.

Passez de bonnes vacances en compagnie de bons livres, au plaisir de se revoir à la rentrée, Brigitte

Une Pile De Livres Fournitures Scolaires Livres De Dessins ...Une Pile De Livres Fournitures Scolaires Livres De Dessins ...Une Pile De Livres Fournitures Scolaires Livres De Dessins ...Une Pile De Livres Fournitures Scolaires Livres De Dessins ...

 

L'autre moitié de soi par Bennett

 

l'autre moitié de soi de Brit Bennet

l'autre moitié de soi de Brit Bennet

En 23 Mai 14h30 chez Brigitte Briffaud

Quatorze ans après la disparition des jumelles Vignes, l'une d'elles réapparaît à Mallard, leur ville natale, dans le Sud d'une Amérique fraîchement déségrégationnée. Adolescentes, elles avaient fugué main dans la main, décidées à affronter le monde. Pourtant, lorsque Desiree refait surface, elle a perdu la trace de sa jumelle depuis bien longtemps : Stella a disparu des années auparavant pour mener à Boston la vie d'une jeune femme Blanche. Mais jusqu'où peut-on renoncer à une partie de soi-même ?
Dans ce roman magistral sur l'identité, l'auteure interroge les mailles fragiles dont sont tissés les individus, entre la filiation, le rêve de devenir une autre personne et le besoin dévorant de trouver sa place.

Nous étions treize lectrices et j’aurais bien aimé recevoir dans le jardin mais le soleil ayant décidé de nous bouder, nous nous sommes réfugiés à l’intérieur où l’ambiance était chaleureuse et les échanges passionnés en commençant par la  génétique qui a joué un rôle dans

les destins des jumelles, si peu noires qu’elles pouvaient passer pour blanches, ou presque.

L'autre moitié de soi met en scène quatre vies de femmes, au sort radicalement diffèrent, tout en étant semblables, Brit Bennet s’attarde sur cette chose flou qu’est l’identité. Doit-on renoncer à son identité pour suivre son rêve ? 

Maniant, l’art du rebondissement, l’auteur a su capter notre attention. Que nous l’ayons aimé ou pas nous avons toutes eu envie d'aller au bout de la lecture, curieuses de connaitre le dénouement : une fin plutôt décevante qui accorde une place plus importante à  la transidentité, la préoccupation de la génération suivante.....

 

 

la carte postale d'anne berest et s'adapter de Clara Monod

La carte postale d'Anne Berest

En 25 Avril à 14h 30 chez Geneviève Sabatier

« La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de voeux. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l’opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale, en explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi.
Ce livre m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
J’ai essayé de comprendre pourquoi ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et d’éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages.
Le roman de mes ancêtres est aussi une quête initiatique sur la signification du mot “Juif” dans une vie laïque. »
À la fois récit des origines et enquête familiale, ce roman se dévore.

S'adapter de Clara Monod

C’est l’histoire d’un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s’échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C’est l’histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l’aîné qui fusionne avec l’enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s’y attache, s’y abandonne et s’y perd. Celle de la cadette, en qui s’implante le dégoût et la colère, le rejet de l’enfant qui aspire la joie de ses parents et l’énergie de l’aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l’ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d’un présent hors de la mémoire.

Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l’amour fou de l’aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires.

La naissance d'un enfant handicapé racontée par sa fratrie.

Un livre magnifique et lumineux.

Club de lecture du mardi 25 avril 2023
Nous étions 10 réunies dans le salon artistiquement décoré de Geneviève que nous remercions de son accueil chaleureux et de son délicieux cake au citron.
Nous avons notamment admiré le beau lustre d’une créatrice et que dire du jardin! Absolument splendide ! Que de belles fleurs ! Et les pivoines arbustives, une merveille !
Livre S’adapter de Clara Dupont Monod
Sur 7 lectrices qui ont lu le livre 5 ont aimé
 Les critiques positives
o Tous les prix reçus ( prix Goncourt des Lycéens 2021, prix Fémina 2021, prix landerneau 2021) par l’auteur sont mérités.
o Un vocabulaire et un style agréables, poétiques parfois, fluides qui retranscrivent parfaitement les émotions que ressentent les personnes entourant le héros fortement handicapé.
o Pas de sensations de malaises à la lecture du livre car le livre est centré sur les réactions des différents membres de la famille et de proches et non sur l’handicap lui-même.
o Les attitudes de la fratrie, différentes selon chacun apparaissent très réalistes et extrêmement intéressantes dans leur diversité de ressentis et de réactions.
o Une fin positive.
o Les propos des « pierres », comme dans un conte, permettent également de prendre de la distance et adoucissent la situation. Ce livre peut aider les personnes qui vivent la même situation. Pour témoigner de la justesse du livre, Bénédicte a lu une lettre que lui a écrit une amie qui est une des proches d’un enfant handicapé et qui a aimé le livre.
 Les bémols
Pas de plaisir de lecture pour certaines lectrices du fait du sujet qui a choqué, attristé et rendu mal à l’aise et donc a engendré une difficulté à finir le livre.
Livre La carte postale d’Anne Berest
A l’unanimité les lectrices ont aimé ce livre qui a reçu les prix Renaudot des lycéens 2021et le grand prix des lectrices de Elle 2022. Il nous semble très important que des auteurs d’aujourd’hui écrivent sur ce thème afin que la jeune génération connaisse l’histoire de la Shoah.

 

 

plonger de christophe ono dit biot

Plonger de Christophe Ono dit Biot

le 21 Mars chez Bénédicte à 14h30

Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. » Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Quand le roman s’ouvre, on l’appelle pour lui dire qu’on l’a retrouvée morte, sur une plage, près des vagues, vraisemblablement noyée, dans un pays lointain au paysage minéral qui pourrait être l’Arabie. Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour - leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.
Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2013

Nous étions dix à profiter de l'accueil sympathique de Bénédicte dans son salon ensoleillé.

La vidéo où Christophe Ono-dit-Biot explique son œuvre ne nous a pu plus convaincu que la lecture de son  livre Plonger.

Il a beau nous avoir plongé dans notre époque tout en n'oubliant pas le monde ancien, nous n'avons pas apprécié les lenteurs, les répétitions, les descriptions caricaturales du monde artistique et journalistique et surtout nous n'avons pas éprouvé d'empathie pour Paz qui quitte mari et enfant pour sauver un requin qu'elle a adopté et qui causera sa perte.

La discussion était beaucoup plus enjouée lorsqu'il était question de nos coups de cœur :

 Deux coups de cœurs qui s'imposent de nouveau :  Le Problème Spinoza d'Irvin Yalon, et  Âme brisé d'Akira Mizubayashi.

Prochaine réunion chez. Geneviève Sabatier   le mardi 25 avril. D'ici là vous aurez lu 😉 S'Adapter de Clara Dupond-Monod et La Carte postale d'Anne Berest

Pour le 23 mai, chez Mireille Porcelli, nous avons choisi L'Autre moitié de soi de Brit Bennet 

 .......... et pour la Fête des Mères faites vous-offrir quelques  albums de Persepolis de Marjane Satrapi !

Bonnes lectures à toutes, Brigitte

PS Merci à Évelyne pour son délicieux gâteau au chocolat !

 

 

 

 

Turquetto de Metin Arditi

Turquetto de Metin Arditi

le 21 février chez Odile à 14h30

Se pourrait-il qu'un tableau célèbre - dont la signature présente une anomalie chromatique - soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne : un élève prodige de Titien, que lui-même appelait "le Turquetto" (le petit Turc) ?
Metin Arditi s'est intéressé à ce personnage. Né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople, aux environs de 1519), ce fils d'un employé du marché aux esclaves s'exile très jeune à Venise pour y parfaire et pratiquer son art. Sous une identité d'emprunt, il fréquente les ateliers de Titien avant de faire carrière et de donner aux congrégations de Venise une oeuvre admirable nourrie de tradition biblique, de calligraphie ottomane et d'art sacré byzantin. Il est au sommet de sa gloire lorsqu'une liaison le dévoile et l'amène à comparaître devant les tribunaux de Venise...
Metin Arditi dépeint à plaisir le foisonnement du Grand Bazar de Constantinople, les révoltes du jeune garçon avide de dessin et d'images, son soudain départ... Puis le lecteur retrouve le Turquetto à l'âge mûr, marié et reconnu, artiste pris dans les subtilités des rivalités vénitiennes, en cette faste période de la Renaissance où s'accomplissent son ascension puis sa chute.
Rythmé, coloré, tout en tableaux miniature, le livre de Metin Arditi convoque les thèmes de la filiation, des rapports de l'art avec le pouvoir, et de la synthèse des influences religieuses qui est la marque particulière du Turquetto.
Né en Turquie, familier de l'Italie comme de la Grèce, Metin Arditi est à la confluence de plusieurs langues, traditions et sources d'inspiration. Sa rencontre avec le Turquetto ne doit rien au hasard, ni à l'histoire de l'art. Car pour incarner ce peintre d'exception, il fallait d'abord toute l'empathie - et le regard - d'un romancier à sa mesure.

Nous étions 9 réunies dans le salon baigné de soleil d’Odile.

Un grand merci à Odile pour son accueil chaleureux et ses délicieux gâteaux. Odile nous a gâtés: des tuiles aux amandes, des petits gâteaux aux noisettes et un gâteau aux noix .

Le turquetto de Metin Arditi a fait l’unanimité et le talent de l’auteur souligné. Nous avions également aimé  l’enfant qui mesurait le monde , les moines volants, Rachel et les siens.

Du Tuquetto et de l’homme au gant de Titien , nous avons digressé, toujours avec le même enthousiasme:

*l’exposition Vermeer à  Amsterdam

*le talent d’Odile pour faire refleurir chaque année sa belle amaryllis

*Camille Laurens et sa conception de la condition des femmes et de son livre fille

* le rose pour les filles et le bleu pour les garçons avec la question existentielle : offre t-on un vêtement premier âge rose à un bébé garçon?

* et à la question vous êtes vous senties inférieures ou désavantagées parce que fille, la réponse unanime a été non.

Katy

 

les années et la place d'annie ernaux

Les années et la place d'Annie Ernaux

Le 31 Janvier 14h30 chez Nicole

Les années d'Annie Ernaux

"La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos.
Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses plus claires, ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d'une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d'un séjour ou d'une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotte ville-sur-Mer".
Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.

La place d'Annie Ernaux

"Enfant, quand je m'efforçais de m'exprimer dans un langage châtié, j'avais l'impression de me jeter dans le vide. Une de mes frayeurs imaginaires, avoir un père instituteur qui m'aurait obligée à bien parler sans arrêt en détachant les mots. On parlait avec toute la bouche. Puisque la maîtresse me "reprenait", plus tard j'ai voulu reprendre mon père, lui annoncer que "se parterrer" ou "quart moins d'onze heures" n'existaient pas. Il est entré dans une violente colère. Une autre fois : "Comment voulez-vous que je ne me fasse pas reprendre, si vous parlez mal tout le temps ! " Je pleurais. Il était malheureux. Tout ce qui touche au langage est dans mon souvenir motif de rancoeur et de chicanes douloureuses, bien plus que l'argent".

Merci à Nicole pour son sympathique accueil  mardi. Pas de problème de place pour accueillir les 12 lectrices : une première !  Grâce au tintement de la  petite cloche (merci Nicole!) nous avons toutes  eu notre droit à la parole.

D'habitude nous sommes environ 8.  Il y a 19 inscrites, toutes retraitées donc susceptibles d'être absentes de temps en temps. A l'avenir il serait peut-être  bon de prévenir, au moins une semaine avant la réunion, de notre participation ou pas. Si jamais  le nombre était trop important on pourrait exceptionnellement  envisager 2 groupes.

Nous étions donc réunis pour parler de La Place et Les Année d'Annie Ernaux. Et comme l'a dit si bien Sonia juste avant de déguster les délicieuses friandises : "Elle nous a bien fait parler": parler, peut-être plus en  mal qu'en bien.

 Concernant La Place, certaines étaient catégoriques, qualifiant son écriture de froide, teintée de mépris pour ses origines, d'autres ont souligné les marques de tendresse vis à vis de sa mère et de son père "le dimanche, il me portait sur ses épaules en chantant et sifflant" ......

Nous étions peut-être moins critiques en ce qui concerne Les années saluant un travail de mémoire qui brasse 60 années d'histoire où l'auteure prend ses distances en utilisant la troisième personne. Son histoire est à la fois personnelle, impersonnelle et collective .... et pour certaines, ennuyeuse.

Séduites ou pas par La Place et Les Années nous nous sommes toutes interrogées sur le bienfondé de l'attribution du Prix Nobel de Littérature qui salue 'le courage et l'acuité clinique avec laquelle elle découvre les racines, les éloignements et les contraintes collectives de la mémoire personnelle'

 

l'année de la pluie de Gilbert Bordes

L'année de la pluie de Gilbert Bordes

le 13 Décembre chez Bénedicte à 16h

Pluie diluvienne, famine, terreur et haines à la cour de France. Bienvenue en 1316.
Au début du XIVe siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l'une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l'aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé.
Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l'on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d'Eude de Breiville.
Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d'Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au cœur d'un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations... Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l'autorité d'une multitude d'intrigants.

Pour celles inscrites au repas de Noël le timing était parfait : un dernier verre de Proseco ne nous a pas empêché d'arriver bien  à l'heure  chez Bénédicte qui  avait laissé le soin à son mari de nous préparer un bon feu de cheminée.

Bien au chaud et bien repus, nous étions loin de ressentir la faim et le froid décrits si bien dans L'Année de la Pluie de Gilbert Bordes.

Sur les 6 qui l'avaient lu, une seule avait un avis négatif trouvant le roman répétitif, manquant de fluidité. Les autres ont salué l'histoire de cette période difficile rendu accessible car romancée un peu à la manière de Ken Follet.

Le roman étant situé au 14ème siècle, période connue comme une petite ère glaciaire, nous avons évoqué l'influence du climat sur la vie des hommes : vaste sujet dont nous ignorons encore toutes les conséquences.  Nous avons évoqué le rôle joué par le GIEC, l'organe scientifique dont la mission consiste à évaluer l'état des connaissances relatives au changement climatique.

Nos coups de cœur : L'enfant de la Loire de Gilbert Bordes

                                  Une ville à soi de Chi Li

                                  Trois de Valérie Perrin

                                  Et toujours les forêts de Sandrine Collette

                                  De père légalement inconnu de Françoise Cloarec

                                  Un arc-en-ciel dans la nuit de Dominique Lapierre

Et un coup de cœur confirmé (donné en novembre)  : Les exportés de Sonia Devillers  ,

Tout en dégustant un excellent gâteau, un Pain de Gènes, nous avons choisi la date de la prochaine réunion, le mardi 31 janvier à 14h 30 chez Nicole.

Pour le rappel courant janvier elle nous donnera le code d'entrée.

Nous nous retrouverons pour parler de deux livres : Les Années et La Place d'Annie Ernaux

D'ici là passez d'excellentes fêtes de fin d'année, bien au chaud, Brigitte

 

 

la promenade des russes de Veronique Olmi

La promenade des Russes de Véronique Olmi

En Novembre date et lieu à préciser

L'héroïne de ce roman est une très jeune fille, Sonia, qui vit à Nice avec sa grand-mère russe. Comme toutes les " babouchkas " de la Côte d'Azur (lieu d'exil favori des Russes blancs après la Révolution d'octobre), celle-ci se partage entre samovars, rêveries et nostalgie du " paradis perdu ". De fait, la petite Sonia ne sait pas vraiment à quel monde elle appartient : celui de sa réalité quotidienne, avec une mer trop bleue et les commerçants de la vieille ville ? Ou celui de ses songes, orchestrés par sa babouchka, avec ses neiges étincelantes et ses fastes tsaristes ? Prudente, elle s'est donc réfugiée dans un imaginaire très personnalisé où l'on retrouve les héroïnes romanesques de Daphné du Maurier et le " Mystère Anastasia " - cette jeune princesse qui, dit-on, échappa au massacre de la famille impériale...
On suit ainsi son éducation sentimentale et morale entre deux mondes distincts. Il y a là le pittoresque du midi et le tourment slave ; des odeurs mêlées d'ail et de thé ; des douleurs causées par une mère absente et des remèdes imaginés par une grand-mère qui, pour survivre, adore (se) mentir à elle-même et aux autres...
Roman de ton, d'atmosphère et de sensation, variation sur le thème de la vérité, de l'histoire, des sentiments, La promenade des Russes est porté avec grâce par la prose ironique et douce de Véronique Olmi qui ruse habilement avec sa propre biographie.

 

 

trouver refuge de Christophe Ono-dit-Bot

Trouver refuge de Christophe Ono-dit-bot

En Novembre date et lieu à préciser

Tout est allé très vite : d'abord des gestes d'intimidation, puis des menaces directes. Un soir, Sacha et Mina décident de fuir la France avec leur petite fille Irène. Ils laissent derrière eux un pays qui a plongé dans le nationalisme, l'ignorance et l'intolérance, dirigé par un nouveau président qui a lancé des hommes après eux. Quel secret explosif veut-il protéger ? Pour se mettre à l'abri, ils ont le projet insensé de rejoindre le mont Athos, sanctuaire érigé de monastères fortifiés où l'on vit encore selon les règles byzantines. Il est interdit aux femmes depuis le XIᵉ siècle, mais il a toujours protégé ceux qui y cherchaient refuge. Brutalement séparé de Mina, Sacha s'y retrouve avec sa fille, qui découvre, émerveillée, les rites et les récits de cet éden bordé par la Méditerranée ainsi que les joies prodiguées par une nature grandiose. Mais le danger les guette à tout instant. Déterminée à tenter l'impossible, Mina parviendra-t-elle à sauver sa famille ? Ode lumineuse à la transmission d'un père à sa fille, bouleversant portrait de femme, ce roman est une invitation à embrasser l'amour et les livres, la nature et la beauté. Il célèbre aussi magnifiquement l'Histoire et les histoires dont nous sommes faits.

 

des souris et des hommes de steinbeck

Des souris et des hommes de Steinbeck

En Novembre date et lieu à préciser

En Californie, dans les années 1930, deux amis travaillent rudement de ranch en ranch pour gagner modestement leur vie en dépit de la crise économique qui sévit dans tout le pays. George est un homme petit à l'esprit vif qui s'est promis de veiller sur Lennie, un grand gaillard simple d'esprit ayant la fâcheuse manie de se fourrer dans le pétrin. Ces deux amis, que tout oppose en apparence, partagent le même rêve : économiser suffisamment pour posséder une petite ferme et y vivre comme des rentiers. Des souris et des hommes conte l'histoire d'une amitié touchante devenue mythique.

"Les deux hommes levèrent les yeux car le rectangle de soleil de la porte s'était masqué. Debout, une jeune femme regardait dans la chambre. Elle avait de grosses lèvres enduites de rouge, et des yeux très écartés fortement maquillés. Ses ongles étaient rouges. Ses cheveux pendaient en grappes bouclées, comme des petites saucisses. Elle portait une robe de maison en coton, et des mules rouges, ornées de petits bouquets de plumes d'autruche rouges."

 

L'impératrice Courage de Jean Sevillia

L'Impératrice Courage de Jean Sevillia

Chez Mireille Porcelli le lundi 17 octobre à 17h30 pour un apéritif littéraire

Née en 1892, morte à 97 ans en 1989, la dernière impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, née Zita de Bourbon-Parme, vécut près d'un siècle de bouleversements historiques : de 1916 (date de son accession au trône) à 1918, les efforts désespéré de l'empereur Charles Ier, son époux, pour sortir son pays du conflit mondial ; en 1918, l'écroulement de l'Empire austro-hongrois et l'exil de la dynastie dans une totale misère ; en 1921, la relégation du couple impérial à Madère, où Charles Ier mourut en 1922. Veuve à 30 ans, Zita se voua à l'éducation de ses huit enfants, préparant Otto, l'aîné, à prendre la succession. A partir de 1930, les Habsbourg soutinrent la résistance antinazie. Après un exil de soixante-trois ans en Amérique, le retour de Zita en Autriche, en 1982, fut un triomphe. Jean Sévillia dépeint ici avec force et sensibilité le destin poignant d'une femme dont la vie force l'admiration et le respect

Sympathiques retrouvailles ce lundi 17 octobre, en comité restreint, 18 rue St Léger.
Benedicte, Anne Marie, Evelyne, Nicole, Sonia , Odile, Michele étaient présentes.
Nous avons eu qq difficultés pour lire ou terminer "Zita" où les références historiques, très détaillées et très pointues nous ont découragées...
Nous nous retrouverons, au choix, le 22 ou.le 29 novembre après-midi pour parler de :
"Trouver refuge" de Christophe Onodibiot
proposé par Nicole
"La promenade des Russes"
proposé par Sonia
"Des souris et des hommes"
Le dvd est à la Médiathèque
Nous nous retrouverons fin novembre. D'ici là , joyeuses , apaisantes et intéressantes lectures ! Amitiés. Mireille

 

la dernière odalisque de Fayçal Bey

A lire pour la rentrée de septembre

La dernière odalisque de Fayçal Bey

Le prince Fayçal Bey a fini par découvrir l'incroyable destin de Safiyé. Elle a dix ans quand elle échappe, en 1919, au massacre de toute sa famille et fuit les rudes montagnes du Caucase pour les splendeurs des palais d'Istanbul. Le déclin de l'Empire ottoman anéantit ses espérances. Princesse esclave, Safiyé est alors offerte à l'épouse du bey de Tunis. Ancienne odalisque elle-même, celle-ci la guide au sein des intrigues du sérail. Des années plus tard, Safiyé épouse, sans l'avoir jamais vu, un prince qui se révélera l'amour de sa vie.
Après des années de bonheur et de drames, de luttes politiques et de complots, Safiyé sera une fois encore rattrapée par l'histoire et, en 1957, emprisonnée avec toute sa famille par Bourguiba.
Avec un véritable talent de conteur, Fayçal Bey nous entraîne à la quête de ses racines, dans un monde révolu, si proche et si lointain. Une fresque romanesque passionnante et émouvante qui est l'hymne d'amour d'un prince à son pays, et d'un petit-fils à sa grand-mère.

les choses humaines de karine tuil

le 14 juin nous avons décidé de faire une sortie de fin d’année des lectrices !

Après un tour à la Médiathèque Marc-Ferro, nous discuterons du roman de Karine Tuil, Les choses humaines tout en prenant une consommation au café de l’Office du Tourisme. ☕🍰

Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

 

 

le club des incorrigibles optimistes de jean-michel guenassia

le 17 Mai chez Cathy à 14h30

Le club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia

Michel Marini avait douze ans en 1959. C'était l'époque du rock'n'roll et de la guerre d'Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau.
Dans l'arrière-salle du bistrot, il a rencontré Tibor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient tous passé le Rideau de fer pour sauver leur vie. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, leurs idéaux et tout ce qu'ils étaient. Ils s'étaient tous retrouvés à Paris dans ce club d'échecs d'arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre.
Cette rencontre bouleversa définitivement la vie de Michel. Parce qu'ils étaient tous d'incorrigibles optimistes.
Roman de génération, reconstitution minutieuse d'une époque, chronique mélancolique d'une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un roman étonnant tant par l'ampleur du projet que par le naturel dont il s'en acquitte.

la confrérie des moines volants de metin arditi

le mardi 12 avril 2022 chez  Odile Vernotte à 14h30 

la Confrérie des Moines Volants de Metin Arditi

1937. Le régime soviétique pille, vend et détruit les trésors de l’Église russe. Il ferme plus de mille monastères. Des centaines de milliers de prêtres et de moines sont exécutés. Les plus chanceux s'échappent, vivant cachés dans les forêts.

Voici l'histoire de Nikodime, qui, avec l'aide d'une poignée de moines-vagabonds, tente de sauver les plus beaux trésors de l'art sacré orthodoxe. Où l'on rencontrera un ancien trapéziste, un novice de vingt ans et quelques autres fous de Dieu. De l'avant-guerre à nos jours, de la Russie bolchévique à la Moscou des milliardaires et des galeries d'art, l'étourdissante histoire de quelques hommes de courage.
Et puis, bien sûr, il y a Irina. Elle fuit l'Enfer, traverse l'Europe, arrive à Paris, change d'identité... Elle est au cœur de cette lumineuse histoire de résistance et de rédemption.

Nous étions 8 chez Odile dans son salon ensoleillé donnant sur son beau jardin

Cadre beaucoup plus accueillant que l’URSS de Staline en 1937 où la chasse aux religieux battait son plein : sujet de la première partie de La Confrérie des Moines Volants de Métin Arditi que nous avons toutes aimé voire, pour certaines, adoré ! Autant la première partie, d’une fidélité historique, était passionnante, la deuxième partie située en 2000 nous a un peu déroutées et demandait plus de concentration pour ne pas perdre le fil de l’histoire.  

Métin Arditi est en passe de devenir un des auteurs préférés du groupe. Les lectrices ont aimé :

Rachel et les siens, L’Homme qui peignait les âmes, Le Turquetto, L’enfant qui mesurait le monde pour en citer que quelques-uns.

Sonia nous a parlé de Tolstoï et nous a donné envie de lire ou relire Enfance et Adolescence, Ma Confession,  Bonheur Conjugal et À qui la Faute écrit par son épouse, Sophie Tolstoï en réponse au Bonheur Conjugal. 

 

 

 

 

 

 

de pierre et d'os de bérengère cournut et venise n'est pas en Italie d'ivan calberac

le mardi 22 mars 2022 chez  Mireille Porcelli à 14h30 

De pierre et d'os  de Bérengère Cournut

Après le succès de son roman hopi Née contente à Oraibi, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d'une vision alternative du monde avec un roman inuit. Empreint à la fois d'écologie et de spiritualité, De pierre et d'os nous plonge dans le destin solaire d'une jeune femme eskimo.

" Les Inuits sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l'Arctique depuis un millier d'années. Jusqu'à très récemment, ils n'avaient d'autres ressources à leur survie que les animaux qu'ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d'animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L'eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu'accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. " (note liminaire du roman)

Une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence alors, dans des conditions extrêmes, une aventure qui va faire d'elle une femme.

Venise n'est pas en Italie d'Ivan Calberac

Emile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l’invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l’accompagner…
C’est l’histoire d’un adolescent né dans une famille inclassable, l’histoire d’un premier amour, miraculeux et fragile. C’est l’histoire d’un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous.
Un roman où l’humour se mêle à l’émotion, dans la lignée de La Vie devant soi, de Romain Gary, de L’attrape-cœurs de J. D. Salinger, ou du film Little Miss Sunshine.

Récemment adapté au cinéma par son propre auteur, Ivan Calbérac, Venise n’est pas en Italie nous fait découvrir le parcours d’une famille pas comme les autres. C’est à travers Émile, un ado de quinze ans, qu’on rencontre ses parents, vivant dans une caravane, et leur rocambolesque voyage en Italie. Feel-good book à la fibre initiatique, le roman regorge de moments d’humour et de tendresse. Parfaitement construit, le récit est porté par le charisme de son personnage principal, qui nous invite à regarder le monde autrement, malgré l’adversité. Une leçon de vie rafraîchissante !

Nous étions 9 chez Mireille dans son salon bien ensoleillé. Pas tout à fait le même environnement que celui décrit par Bérengère Cournut dans De Pierre et D’Os.

Quasi la totalité des lectrices présentes ont été impressionnées par cette immersion dans le monde des Inuits à travers le portrait d’une femme forte et courageuse ….Récit d’un peuple autochtone vivant, à l’époque du roman, en parfait autarcie, en harmonie avec la nature. Un roman empreint de douceur, d’écologie et de spiritualité.  Une vraie découverte de leurs us et coutumes si éloignés des nôtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Commode aux tiroirs de couleurs d'Olivia Ruiz et Rachel et les siens de Metin Arditi.

le mardi 15 Février 2022 chez  Ghislaine Le Bouffo à 14h30 

La Commode aux tiroirs de couleurs d'Olivia Ruiz

« Parce que c’est ça que je veux que tu retiennes. Nos couleurs. Chaudes, franches. Je veux que ces femmes si différentes, si vivantes, si complexes qui composent ton arbre généalogique puissent t’inspirer et t’aider à savoir qui tu es, le fruit de quels voyages et de quelles passions. »
À la mort de Rita, surnommée « l’Abuela », sa petite-fille hérite de l’intrigante commode qui avait jadis nourri toute sa curiosité et son imagination enfantines. Le temps d’une nuit, ouvrant ses dix tiroirs, elle découvre les secrets qui ont scellé le destin de plusieurs générations de femmes, entre l’Espagne et la France, de la dictature franquiste à nos jours.

Dans ce brillant premier roman Olivia Ruiz révèle son formidable talent de conteuse et nous offre une fresque flamboyante sur l’exil

Un coup d’éclat et un coup de maître. Le Point.

Une fable habitée de fantômes, de désirs, de délires, d’absolu. Un récit ardent. Le Monde des livres.

Un texte délicat, poétique et poignant. RTL.

 

Rachel et les siens de Metin Arditi.

Qui est Rachel, enfant qui aimait raconter des histoires, devenue une dramaturge acclamée sur toutes les grandes scènes du monde  ?
Avec ses parents, des Juifs de Palestine, elle habite Jaffa au début du xxe siècle. Ils partagent leur maison avec les Khalifa, des Arabes chrétiens. Les deux familles n’en font qu’une, jusqu’à ce que l’Histoire s’en mêle. Conflits religieux, guerres… Dans les tempêtes, Rachel tient bon grâce à l’art, à sa vocation absolue pour le théâtre. Elle organise le monde sur scène, tandis que sa vie est agitée d’amours et de deuils, d’obstacles et d’exils. De Palestine en Turquie, de Turquie en France, elle affronte, intrépide, amoureuse, un monde hostile, créant une œuvre bouleversante.
Un inoubliable portrait de femme.

Merci, Ghislaine, de nous avoir accueillis cet après-midi pour parler des deux livres : La Commode aux tiroirs de couleurs de Olivia Ruiz et Rachel et les Siens de Metin Arditi.

 Deux livres, deux portraits de femmes ballotées par les aléas de l’histoire : de la dictature franquiste pour l’une et de la naissance d’Israël pour l’autre. Celles qui ont pu lire les deux ont eu une préférence pour Rachel et les Siens, l’histoire d’un conflit qui nous accompagne depuis longtemps mais qui, raconté par des personnages attachants, nous ouvre encore plus les yeux sur cette période douloureuse.

Petit bémol en ce qui concerne les deux livres : la fin n’était pas à la hauteur de nos attentes …. Mais on ne dira pas plus pour celles qui ne les ont pas encore lus ....

 

 

rencontre littéraire avec Michel Pastureau

le mardi 8 février 2022 à 15h  au 16 rue de Pontoise salle multimédia de l'Hôtel de Ville

Michel Pastoureau retrace l'histoire symbolique, littéraire, lexicale et artistique d'un animal, en l'occurrence ici celle du corbeau, qui tout à la fois intrigue, fascine ou terrifie. Oiseau noir, célébré par toutes les mythologies, le corbeau européen ne cesse de se dévaloriser au fil des siècles. Si l'Antiquité gréco-romaine loue sa sagesse, son intelligence, sa mémoire, le christianisme médiéval à sa suite le rejette violemment : c'est un oiseau impie qui occupe une place de choix dans le bestiaire du Diable, symbolisant l'incarnation du démon et de toutes les forces du mal. À l'époque moderne, la symbolique du corbeau continue de se dévaloriser, comme l'attestent les fables, les proverbes, les faits de langue et de lexique. Il reste un animal au cri lugubre, un oiseau noir de mauvais augure et devient même, dans un sens figuré, un dénonciateur, un auteur de lettres anonymes. On en a peur car il a partie liée avec l'hiver, la désolation et la mort.

Réservation indispensableParticipation 5 euros

 

 

 

une bête au paradis de Cécile Coulon

le mardi 18 janvier 2022 chez Bénédicte Talvard à 14h30 

Une bête au paradis de Cécile Coulon

La vie d'Émilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu'à ce que l'adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance. Une bête au Paradis est le roman d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté. Prix Littéraire du Monde 2019.

Merci à Bénédicte qui nous a reçus cet après-midi. Nous étions 13 (!) à débattre autour du  livre de Cécile Coulon, Une Bête au Paradis, 'Le roman d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux, hanté par la folie, le désir, la vengeance  et la liberté. Puissant et hypnotique'.

La majorité était d'accord avec cette description, les autres étaient plus modérées dans leur appréciation, trouvant l'écriture moins lyrique que le livre précédent de Delia Owens, Là où Chantent les Écrevisses et dont le dénouement est tragiquement comparable.

 

 

 

 

 

 

Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

le jeudi 16 décembre chez Geneviève Sabatier à 14h30 

Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même...

Delia Owens est née en 1949 en Géorgie, aux Etats-Unis. Diplômée en zoologie et biologie, elle a vécu plus de vingt ans en Afrique et a publié trois ouvrages consacrés à la nature et aux animaux, tous best-sellers aux USA.

Nous étions 9 autour d'une belle flambée chez Geneviève. Bien au chaud pour parler de Là où chantent les écrevisses de Delia Owens. Nous avons toutes aimé ce polar poétique, superbe hymne à la nature. Certaines, pressées de connaître le dénouement, ont trouvé le déroulement un peu long. Un livre si descriptif et touchant, avec une intrigue à mettre en haleine, mérite bien une adaptation au cinéma, ce qui est prévu d'ici l'été 2022. Encore une belle discussion en perspective.

Deux coups de cœur :  Corentine, de Roselyne Bachelot qui raconte la vie de sa grand-mère bretonne et Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Roland Perez, roman autobiographique, tendre et loufoque.

D'autres livres ont été évoqués qui figuraient déjà dans les listes données depuis septembre : Âme brisée de Akira Mizubbayashi et Trois de Valérie Perrin. Ce qui prouve bien que les livres proposés trouvent d'autres lectrices.

 

 

 

les rivages de la colère de caroline laurent

le mardi 23 Novembre chez Bénedicte Talvard à 14h30 

Les rivages de la colère de Caroline Laurent

Certains rendez-vous contiennent le combat d'une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère...
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l'île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l'entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l'administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle.
Quelques mois plus tard, Maurice accède à l'indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu, le quotidien bascule et la nuit s'avance, jusqu'à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ?
Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte.
Roman de l'exil et de l'espoir, Rivage de la colère nous plonge dans un drame historique méconnu, nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.
Caroline Laurent est lauréate du Prix Maison de la Presse 2020

Le roman de Caroline Laurent, Les Rivages de la Colère, a fait l’unanimité des neuf participantes réunies chez Bénédicte. Ce roman de l’exil et de la révolte nous a plongés dans un drame historique méconnu, encore d’actualité aujourd’hui.

Nous avons aussi évoqué l’amitié entre Evelyne Pisier et Caroline Laurent qui s’est sentie investie de la mission de transmettre l’histoire d’Evelyne après sa disparition dans Et Soudain la Liberté.

 

 

 

le cerf-volant de Laetitia Colombani

le mardi 19 octobre  chez Mireille à 14h30 si moins de 10, et plus de 10 chez Cathy

Le cerf-volant de Laetitia Colombani

Après le drame qui a fait basculer sa vie, Léna décide de tout quitter. Elle entreprend un voyage en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Hantée par les fantômes du passé, elle ne connait de répit qu'à l'aube, lorsqu'elle descend nager dans l’océan Indien. Sur la plage encore déserte, elle aperçoit chaque matin une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant.

Un jour, emportée par le courant, Léna manque de se noyer. La voyant sombrer, la fillette donne l'alerte. Léna est miraculeusement secourue par la Red Brigade, un groupe d'autodéfense féminine, qui s'entraînait tout près. Léna veut remercier l'enfant. Elle découvre que la petite travaille sans relâche dans le restaurant d’un cousin, qui l'a recueillie et l'exploite. Elle n'a jamais été à l'école et s’est murée dans un mutisme complet. Que cache donc son silence ? Et quelle est son histoire ?

Aidée de Preeti, la jeune cheffe de brigade au caractère explosif, Léna va tenter de percer son secret. Jadis enseignante, elle se met en tête de lui apprendre à lire et à écrire. Au cœur de ce monde dont elle ignore tout, commence alors une incroyable aventure où se mêlent l’espoir et la colère, la volonté face aux traditions, et le rêve de changer la vie par l’éducation… La rencontre inoubliable et réparatrice entre une femme, une jeune fille et une enfant au milieu d'une Inde tourmentée.

Merci à Mireille de nous avoir reçu dans son joli appartement niché dans la verdure.

Les avis étaient bien partagés sur le livre de Laetitia Colombani, Le Cerf-Volant.

Pour certaines, le style est froid, détaché.   Elles n'ont pas été convaincues par l'auteur qui,  surfant sur le succès de La Tresse, plonge le lecteur dans une aventure indienne  où la volonté et le rève tentent d'outrepasser l'impossible à travers la rencontre d'une femme, d'une jeune fille et une enfant.

Pour les autres, Laetia est capable d'émouvoir dans ce roman féministe qui dénonce la condition féminine et l'exploitation des enfants  tout en soulignant l'importance de l'éducation afin de s'extraire de cette misère.  Le cerf-volant est le  symbole de l'élévation et de l'espoir.

Notre sort à nous, françaises, est bien enviable ....

Moins de coups de cœur que d'habitude car nous avons longuement parlé de l'Inde, tout en écoutant les souvenirs de celles qui étaient allées.

Madatrek d'Alexandre et Sonia Poussin, Devi, la Reine des Bandits, d'Irène Frain, Le pays des autres de Leïla Slimani,

Semi d'Aki Shimazaki, La Porte du ciel de  Dominique Fortier

Nous nous retrouverons le mardi 23 novembre à 14h 30 chez Bénédicte Talvard

le bal des folles de Victoria Mas * le bruissement du papier et des désirs de Sarah MacCoy

le lundi 28 septembre chez Brigitte Briffaud à 14h30

Nous étions 11 chez Brigitte pour l'avant première du film Le bal des folles tiré du livre de Victoria Mas sur Amazon Prime

Nous nous sommes ensuite réunies dans le jardin sous le soleil .

Nous avons comparé le film et le livre et étions d'avis que le film, tout en étant excellent  et reflétant le livre assez fidèlement, était plus terrible, hard que le livre.

Le livre a été apprécié de toutes et les discussions ont porté sur

La condition des femmes au 19ème siècle,

La médecine psychiatrique de l'époque et les pratiques du docteur Charcot.

La solidarité féminine entre les internées a également été souligné

Le livre de Sarah McCoy Le bruissement du papier et des désirs a  été lu par peu de lectrices et Brigitte nous informe que la série Netflix, Anne avec un E est la suite de ce roman.

Le bal des folles de Victoria Mas

Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles.  Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles - d'un côté les idiotes et les épileptiques ; de l'autre les hystériques, les folles et les maniaques - ce bal est en réalité l'une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

Le bruissement du papier et des désirs de Sarah McCoy

Île du Prince-Édouard, au large du Canada, 1837.
L'enfance de Marilla Cuthbert s'écoule, heureuse et paisible, dans le cadre enchanteur de la campagne, avec ses parents et son frère aîné, Matthew. À la mort brutale de sa mère adorée, Marilla se jure de veiller toujours sur son père et son frère. Mais aussi sur tous ces orphelins, ces fugitifs noirs-américains qui, traqués par les chasseurs d'esclaves, débarquent sur leurs côtes. Fidèle à ses principes, cette jeune femme éprise de liberté jettera toutes ses forces dans la bataille – au prix de ses désirs, au péril de sa vie...

 

 

 

l'envol du moineau d'amy belding brown

le lundi 21 juin chez Cathy Ramboz à 14h30

L'envol du moineau d'Amy Belding Brown

D'après des faits réels, le superbe portrait d'une femme découvrant la liberté au milieu des Indiens.

Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d'Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d'accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière. Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l'armée. Contre toute attente, c'est au milieu de ces " sauvages " qu'elle va trouver une liberté qu'elle n'aurait jamais imaginée. Les mœurs qu'elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l'éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu'elle veut vraiment. Cette renaissance pourra-t-elle s'accoutumer d'un retour " à la normale ", dans une société blanche dont l'hypocrisie lui est désormais insupportable ?

Cette magnifique épopée romanesque, inspirée de la véritable histoire de Mary Rowlandson, est à la fois un portrait de femme bouleversant et un vibrant hommage à une culture bouillonnante de vie, que la " civilisation " s'est efforcée d'anéantir.

Réunion lecture du 21 juin

Après les contraintes du confinement quel plaisir de se retrouver entre amies et de pouvoir se ‘défouler’ en allant jusqu’à quelques confidences ...  Une excellente thérapie de groupe avant d’aborder des sujets plus littéraires et de déguster l'excellent clafoutis aux abricots d'Evelyne dans le jardin si accueillant de Cathy

L’Envol du Moineau d'Amy Belding Brown a fait l’unanimité des 7 lectrices présentes. La rigidité du puritanisme, laissant peu de liberté aux femmes et le sort des amérindiens nous a interpellés plus que l’histoire elle-même, un peu trop distillée à l’eau de rose dont la fin est digne d’une saga hollywoodienne.

Pour approfondir le sujet quelques suggestions : Petits Blancs, vous serez tous mangés de Jean Chauvet et Mille femmes blanches de Jim Fergus

Bonnes lectures à toutes et au plaisir de vous retrouver en forme à la rentrée, la tête pleine de beaux titres, Brigitte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les mains du miracle de Joseph kessel et l'atelier du miracle de valérie tong quong

le mardi 11 mai chez Claire Joullié

Les mains du miracle de Joseph Kessel

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Felix Kersten est spécialisé dans les massages thérapeutiques. Parmi sa clientèle huppée figurent les grands d’Europe. Pris entre les principes qui constituent les fondements de sa profession et ses convictions, le docteur Kersten consent à examiner Himmler, le puissant chef de la Gestapo. Affligé d’intolérables douleurs d’estomac, celui-ci en fait bientôt son médecin personnel. C’est le début d’une étonnante lutte, Felix Kersten utilisant la confiance du fanatique bourreau pour arracher des milliers de victimes à l’enfer. Joseph Kessel nous raconte l’incroyable histoire du docteur Kersten et lève le voile sur un épisode méconnu du XXe siècle.

Réunion lecture, mardi 11 mai

Nous étions six lectrices, heureuses de nous retrouver chez Claire J. autour d’un feu de cheminée à apprécier d’excellentes madeleines fait maison tout en papotant comme seules les femmes savent le faire.

L’euphorie des retrouvailles passée, nous avons abordé la discussion sur Les Mains du Miracle de Joseph Kessel.  Pour Kessel, la littérature devait être le miroir des aventures humaines. Quelle aventure extraordinaire que celle de Felix Kersten, devenu le masseur d’Himmler et par la même occasion le sauveur de tant de vies ! Le récit ne nous a pas laissé insensibles tout en suscitant une réflexion sur la fidélité du récit à l’histoire. Le livre est écrit d’après le journal que tenait Félix Kersten. Il n’existe pas d’autres témoignages, ce qui expliquerait peut-être pourquoi Israël ne lui a pas décerné le titre de Juste  …..

Pour compléter l’étude de Kersten, Cathy nous a fait écouter un extrait de La Liste Kersten du professeur d’histoire, François Kersaudy

Après les échanges sur le livre de Kessel c’était difficile d’enchaîner avec autant de passion le livre de Valérie Tong Cuong , L’Atelier des Miracles …..

Lectures suggérées : Le Jour d’après de Philippe de Villiers, Reprendre le pouvoir de François Boulo et Corentine de Roselyne Bachelot.

Nous fêterons l’arrivée de l’été ☀chez Cathy Ramboz le lundi 21 juin à 14h 30 et nous parlerons de l’Envol du Moineau d’Amy Belding Brown.

Pour celles qui veulent prendre de l’avance pour la rentrée de septembre : Le bal des Folles de Victoria Mas (prix Renaudot des Lycéens 2019)

A bientôt, chez Cathy.

D’ici là bonnes lectures à toutes, Brigitte 📚

L'atelier du miracle de Valérie Tong Quong

Prof d’histoire-géo mariée à un politicien narcissique, Mariette est au bout du rouleau. Une provocation de trop et elle craque, envoyant valser un élève dans l’escalier. Mariette a franchi la ligne rouge.
Millie, jeune secrétaire intérimaire, vit dans une solitude monacale. Mais un soir, son immeuble brûle. Elle tourne le dos aux flammes se jette dans le vide. Déserteur de l’armée, Monsieur Mike a fait de la rue son foyer. Installé tranquillement sous un porche, il ne s’attendait pas à ce que, ce matin, le "farfadet" et sa bande le passent à tabac.
Au moment où Mariette, Millie et Mike heurtent le mur de leur existence, un homme providentiel surgit et leur tend la main – Jean, qui accueille dans son Atelier les âmes cassées, et dont on dit qu’il fait des miracles.
Mais peut-on vraiment se reconstruire sans affronter ses fantômes? Avancer en se mentant et en mentant aux autres? Ensemble, les locataires de l’Atelier vont devoir accepter leur part d’ombre, tandis que le mystérieux Jean tire les ficelles d’un jeu de plus en plus dangereux.

Je suis Jeanne Hébuterne d'Olivia Elkaim

le mardi 23 mars via zoom

Je suis Jeanne Hébuterne d'Olivia Elkaim

Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste « maudit », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice - où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie.

Le coeur battant du monde de Sébastien Spitzer

le mardi 9 février via zoom

Le coeur battant du monde de Sébastien Spitzer

Dans les années 1860, Londres, le cœur de l’empire le plus puissant du monde, se gave en avalant les faibles. Ses rues entent la misère, l’insurrection et l’opium.
Dans les faubourgs de la ville, un bâtard est recueilli par Charlotte, une Irlandaise qui a fui la famine. Par amour pour lui, elle va voler, mentir, se prostituer sans jamais révéler le mystère de sa naissance.
L’enfant illégitime est le fils caché d’un homme célèbre que poursuivent toutes les polices d’Europe. Il s’appelle Freddy et son père est Karl Marx. Alors que Marx se contente de théoriser la Révolution dans les livres, Freddy prend les armes avec les opprimés d’Irlande.

l'activité lecture continue malgré le confinement

l'activité lecture a continué pendant le confinement par mail et continue par zoom

le 5 janvier 2021 reprise de la lecture via zoom

Cet après-midi, nous étions 7 à cliquer sur le lien Zoom  envoyé par Cathy. Moment agréable où nous avons fait un tour d’écran (à défaut table !) pour connaître le vécu des unes et des autres pendant cette période de crise sanitaire.   Gym en solo, marches, broderie, puzzles, jeu d’échecs, découverte des séries Netflix : visiblement, les occupations ne manquent pas !   Sylvie nous a parlé de ses balades virtuelles  intéressantes dont voici le lien :

https://www.lavoixdeslieux.fr/conferences-en-ligne.php

La Voix des lieux vous propose désormais des conférences d'une heure environ à suivre sur ordinateur ou tablette depuis chez vous via l'application Zoom. Abordant des thèmes liés à l'art et à l'histoire, de Paris mais pas seulement, ces conférences se passent en direct et sont illustrées de photos contemporaines et/ou de documents anciens.

Et bien sûr, nous avons parlé de nos coups de cœur, très éclectiques, en commençant par le poète Ovide que Sylvie a redécouvert pour finir avec le dernier Goncourt, l’Anomalie, de Hervé le Tellier, un mélange de roman policier et philosophique, voire de science-fiction.

Autres livres évoqués : Les 7 sœurs de Lucinda Riley, saga familiale en 7 livres ; une série internationale d’après l’auteur.

Le Prix de Cyril Gély L’histoire de la confrontation entre Otto Hahn, chimiste allemand prêt à recevoir le Nobel en 1946 et sa collaboratrice Lise Meitner, oubliée du prestigieux prix.

Rachel et les siens de Mendi Arditi, un roman grave et léger sur fond de drames en Palestine.

Par Amour de Valérie Tong Cuong. Pendant la seconde guerre mondiale, des enfants du Havre et de St Nazaire sont envoyés en Algérie . C’est cet épisode méconnu que nous raconte  l’auteur.

Le Schmock de Franz Olivier Giesbert ; une histoire d’amour et d’amitié dans l’Allemagne nazie.

L’Héritage de Miguel Bonnefoy, saga familiale franco-chilienne où l’auteur a puisé dans ses origines.

L’Envol du moineau de Belding Brown. D’après des faits réels, le portrait d’une femme découvrant la liberté au milieu des indiens de la Nouvelle Angleterrre.

la promesse de l'ange de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos

le mardi 15 décembre chez Françoise Chauvet

La promesse de l'ange de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos

Rocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIe siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent en l'honneur de l'Archange, prince des armées céleste et conducteur des âmes dans l'au-delà, une grande abbaye romane.
Mille ans plus tard, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d’une énigme où le passé et le présent se rejoignent étrangement.

 

pain amer de Marie-Odile Ascher et la consolation de l'ange de Frédéric Lenoir

chez Cathy Ramboz le mardi 24 novembre 14h30

Pain amer de Marie Odile Ascher

En 1947, Staline propose aux russes blancs de les amnistier et de revenir au pays. Entre 4000 et 6000 émigrés qui avaient fuit les bolcheviks en 1920 pour s'installer en France vont répondre à cet appel. Ce roman retrace l'épopée émouvante et tragique d'une de ses familles. Elle est inspirée d'une histoire vraie. Marina, l'héroïne, vit dans le sud de la France avec ses 7 frères et soeurs. Leur père est simple jardinier alors qu'il était cadre supérieur en Russie. Elle a dix neuf ans et vit un immense amour avec un étudiant en médecine. Elle a réussi son bac et veut devenir professeur d'anglais. Son père l'oblige à partir en exerçant sur elle le pire des chantages. Il lui promet aussi qu'elle pourra rentrer dès que la famille sera correctement installée. Le voyage et le cauchemar commencent, de Vence à la Volga, au Caucase puis en Crimée. Il va durer 30 ans. Le roman d'une femme piégée dans un détour sombre de l'Histoire. La peinture d'un monde disparu.

La consolation de l'ange de Frédéric Lenoir

Après une tentative de suicide, Hugo, 20 ans, est réanimé et placé dans la même chambre d’hôpital que Blanche, une vieille dame au crépuscule de son existence. Entre ce jeune homme qui n’attend rien et cette femme qui mesure le prix de chaque instant, un dialogue se noue autour des grandes questions de la vie et de la mort, de Dieu, du destin et de la liberté, du bonheur, de l’amour… Ce qui aidera peut-être Hugo à trouver un sens à son existence. Surtout lorsque Blanche lui fera part de l’incroyable expérience qu’elle a vécue à l’âge de 17 ans, et qui a transformé sa vie.

 

la robe de la mariée de pierre lemaître

Reprise des réunions lecture

Le 8 Octobre 2020

Chez Bénédicte TALVARD à 14h30

Nul n'est à l'abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence: mille petits signes inquiétants s'accumulent puis tout s'accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n'a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape...
Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et pendant le covid 19......l'activité continue

Début du déconfinement en juin

Compte-rendu du rendez-vous du 16 juin

Douze lectrices, heureuses de se retrouver enfin sous le soleil. (photo 6)☀
Heureuses de parler de leurs coups de coeur littéraires tout en dégustant les délicieux cookies de Françoise Buisson.
Les livres proposés pendant le confinement ont été évoqués. Pour La Trace de Richard Collasse les avis étaient partagés. Ce sont surtout les nipponophiles qui ont apprécié. Moins d'enthousiasme pour Leopard Hall de Katherine Scholtes.
Quelques livres proposés : ceux de Valérie Tong Cuong (Par Amour, L'Atelier des miracles, Pardonnable, impardonnable entre autres)
Zita, impératrice courage de Jean Sévilla
La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker
Être ici est une splendeur de Marie Darrieussecq
Cette chose étrange en moi d'Orhan Pamuk
Le Turquetto et Loin des bras de Metin Arditi
Délivrances de Toni Morrison
La servante écarlate de Margaret Atwood
Artemisia d'Alexandre Lapierre
D'autres auteurs cités : Karen Viggers, Mario Vargas Llosa
Nous avons décidé de nous retrouver le mardi 15 septembre à 14h sur la terrasse de Mireille Porcelli s'il fait beau☀. En cas de mauvais temps 🌧chez Brigitte Briffaud

Nous parlerons de Pain Amer de Marie-Odile Ascher et La Robe de mariée de Pierre Lemaitre

Et la réunion s'est terminée fort joyeusement par une partie de Mölkky proposée par Cathy. Que des participantes enthousiastes ! Et si on proposait une nouvelle activité SLC !! (photo 7)

Brigitte propose de faire ce rendez-vous lecture comme prévu et dans son jardin le 16 juin
D'après mon agenda nous avions prévu de se retrouver le mardi 16 juin.
Pour celles qui le souhaitent je vous propose de nous retrouver ce jour là .... avec un peu de chance dans le jardin🌳🌳 ou 'masqués 😷à l'intérieur.
Ce sera l'occasion de 'décompresser' et de proposer des lectures pour l'été et fixer des dates pour la rentrée.
Merci de me prévenir si vous pouvez.
Bonnes lectures d'ici là, Brigitte

1er mois de confinement

Malgré le confinement, l'activité lecture prévue le 21 avril a bien eu lieu. voir le mail de Brigitte ci-dessous :
Ah ! ….. que j’aurais aimé vous retrouver toutes demain chez Cathy Ramboz …. Peut-être dans son beau jardin pour parler de La Trace de Richard Collasse. A défaut d’avoir organisé un Zoom, on essayera d’échanger par mail. C’est la raison pour laquelle je ne vous ai pas mis en copie caché, ce qui nous permettra de répondre à toutes.
En ce qui me concerne, je remercie Sonia d’avoir proposé ce livre qui m’a permis de retrouver la trace de ma propre histoire japonaise. Je l’avais déjà lu lorsque nous étions expatriés à Tokyo de 2005 à 2008. A l’époque je l’avais trouvé bien, sans plus.
Lors de cette deuxième lecture j’ai éprouvé une vraie nostalgie, Une Nostalgie Heureuse comme l’a si bien décrit Amélie Nothomb. Un roman doux, sensible. Des souvenirs qui remontent à la surface : la discipline, l’ordre, la propreté, le sentiment de sécurité, la courtoisie, la délicatesse sans oublié la rigidité qui ferait presque sourire. Tout cela est bien vrai, Richard Collasse n’a rien inventé . Si vous ne connaissez pas le Japon ce livre vous apprendra presque autant qu’un court séjour.
Livre autobiographique, on pourrait se demander si la fin tragique l’est aussi. Lorsqu’on lui a posé la question Richard Collasse s’est contenté de répondre que sa femme aussi s’interroge ….
Celles qui l’ont lu, donnez-nous vos impressions. Peut-être que les autres auront envie de le lire. En cette période difficile, c’est le roman idéale pour s’échapper …..
Au plaisir d'échanger,
Brigitte

 

 

 

 

 

 

leopard hall de Katherine Scholes

Le 26 mai 2020

Chez  Mireille PORCELLI à 14h30

Léopard Hall de Katherine SCHOLES

Congo, 1964.
Australienne de vingt-cinq ans, Anna Emerson retourne sur sa terre natale du Congo, pour se rendre au chevet de son père mourant, Karl, qu'elle n'a pas vu depuis dix-huit ans. Les retrouvailles sont brèves et, au lendemain de sa mort, un nouveau choc attend la jeune femme : Karl n'est pas son père biologique.
Qui est son véritable père ? Pourquoi sa mère n'a-t-elle jamais rien dit ? Et que faire de Léopard Hall, la villa Emerson dont elle a hérité, remplie d'oeuvres d'art pillées aux Africains ?
Anna n'a bientôt plus qu'une idée en tête : retrouver son père. Avec Eliza, séduisante photographe américaine et grande entremetteuse politique, la jeune australienne tente de rejoindre le village où elle est née pour en savoir plus sur ses racines. Mais dans ce Congo tout juste indépendant, les tensions sont vives, parfois sanglantes. Et tandis qu'Eliza est embarquée dans une mission secrète auprès des rebelles Simba, Anna, elle, hésite : doit-elle poursuivre son voyage seule ? Ou doit-elle rester auprès des Carling, ce couple de missionnaires qui viennent en aide aux lépreux ?
De l'autre côté du lac Tanganyika, un homme se prépare pour une mission paramilitaire des plus dangereuses, classée « secret défense ». Un homme qui n'a plus goût à rien depuis vingt-cinq ans, date à laquelle il a renoncé à ses droits sur sa fille. Un homme qui ne se doute pas que, dans un lieu appelé Léopard Hall, le destin a placé une surprise sur son chemin.

 

 

 

 

la trace de richard collasse

Le 21 avril 2020

Chez  Cathy RAMBOZ à 16h

RDV à 13h30 chez Cathy RAMBOZ pour Conférence sur les Etats Unis, terre d'immigration. Puis retour vers 16h pour la réunion de lecture.

La trace de Richard COLLASSE

De nos jours. Président d’une prestigieuse maison de luxe implantée au Japon, le narrateur, un Français d’une cinquantaine d’années, mène une vie en apparence sans histoires. Marié à une femme qu’il aime, il se passionne aussi pour la photographie. Un matin, sa secrétaire lui remet une lettre anonyme, écrite en japonais. Commence alors un travail de mémoire qui conduit notre homme à interroger son propre passé : son enfance en Afrique du Nord, sa découverte du Japon, dans les années 70, son ascension sociale et professionnelle dans un pays qui le fascine. Il y a aussi les zones d’ombre, entre remords et souvenirs refoulés, d’où refait surface un amour de jeunesse, une Japonaise que le narrateur a rencontrée lors de son premier voyage. Et si l’énigmatique auteur des lettres, c’était elle ?

Richard Collasse est né en 1953. Il est PDG de Chanel K.K. au Japon, où il vit plus de trente ans. La Trace, d’abord publié au Japon en novembre 2006, où il a fait sensation, est son premier roman.

 

 

 

 

 

 

 

madame proust d'évelyne bloch-dano & une vie entière de robert seethaler

Le 10 mars 2020

Chez  Sonia LION à 14h30

Madame Proust d'Evelyne Bloch-Dano

À la question : « Quel serait votre plus grand malheur ? », Marcel Proust avait répondu : « Être séparé de maman »... Jeanne Proust, née Weil en 1849 dans une famille juive venue d’Alsace et d’Allemagne, est la mère du plus célèbre des écrivains. Possessive, aimante, omniprésente de son vivant mais aussi après sa mort dans l’œuvre de son fils, elle l’a protégé, éduqué, influencé, bien au-delà de l’image pieuse du baiser nocturne au narrateur d’À la recherche du temps perdu. Jeanne demeure, à bien des égards, un mystère. Pourquoi cette héritière d'une bourgeoisie juive éclairée épouse-t-elle Adrien Proust, fils d'épicier catholique, beauceron et sans fortune ? Comment cette polyglotte, pianiste, amoureuse des livres, encourage-t-elle la vocation d’un fils ? Sait-on qu’elle traduisit Ruskin pour lui ? Comment accepte-t-elle les ruses et les foucades d’un enfant malade et gâté qui dort le jour et travaille la nuit ? Faut-il admettre les amitiés d’un garçon qu'on devine peu attiré par les femmes ? Cette première biographie de « la maman du petit Marcel » reconstitue la vie quotidienne d’une mère muée en vestale, en collaboratrice, en gouvernante, à travers les centaines de lettres qu’échangent deux êtres que rien ni personne ne sépare. C’est une histoire d’amour autant qu’une visite intime chez les Proust.

Une vie entière de Robert Seethaler

Héros du Tabac Tresniek, le jeune Franz Huchel débarquait de ses montagnes et venait apprendre la vie dans la Vienne des années trente. Andreas Egger, le personnage principal du nouveau roman de Robert Seethaler, effectue le parcours inverse: c'est de la ville qu'il est amené, enfant, dans ces montagnes où il va passer "une vie entière". Aucun adulte bienveillant pour lui expliquer le monde. Il est recueilli par une brute qui l'estropie, et se constitue seul son éthique personnelle. Quand il se soustrait enfin à la tyrannie de son patron, ce n'est pas pour travailler comme lui la terre, les yeux baissés: "Un homme doit vivre la tête haute", déclare-t-il à Marie, la jeune fille dont il est amoureux. Aussi prend-il part à l'aventure des téléphériques, qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d'être envoyé en 1942 sur le front de l'Est, dans les montagnes du Caucase. A son retour, "les géraniums ont remplacé les croix gammées aux fenêtres du village" et les étables vidées de leurs bêtes abritent les skis des touristes... Pris par l'intensité poétique des images, par la vérité de ce personnage de montagnard terriblement humain, et par une langue sobre et rythmée où chaque mot est pesé, on ne lâche pas ce bref roman d'une vie "minuscule".

 

 

 

pour l'amour de l'inde de catherine clément

Le 25 février 2020

Chez  Cathy RAMBOZ à 12h avec pique-nique

Pour l'amour de l'Inde de Catherine CLEMENT

1947. Lord Mountbatten est intronisé dernier vice-roi des Indes britanniques. A ses côtés, sa femme, la belle lady Edwina, et Nehru, fils spirituel du Mahatma Gandhi. Bientôt, la folie meurtrière des hommes ensanglante l'Inde. Au milieu de ce conflit dévastateur, deux êtres que tout sépare vont s'aimer... Entre la fantasque Edwina, fière Anglaise à la peau transparente, et le résistant Nehru, futur Premier ministre de l'Inde libre, est né un amour fou... Emportés dans la tourmente de l'Histoire, ils résistent à tous les obstacles. Pendant douze ans, ils s'écrivent chaque nuit, se retrouvent un mois par an. Jusqu'à la mort d'Edwina... Catherine Clément nous conte l'histoire magnifique de ce couple mythique devenu légendaire.

Puis enchainement avec Conférence à l'Université Libre sur les Eglises aux Etats Unis.

 

 

 

le magasin des suicides de Jean Teulé

Le 7 Janvier 2020

Chez  Geneviève SABATIER à 14h30

Le magasin des suicides de Jean Teulé

Vous avez raté votre vie? Avec nous, vous réussirez votre mort!

Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

 

Le testatment français d'andréï Makine

le mardi 17 décembre 2019

Chez   Bénédicte TAMVARD à 14h30

Le testament Français d'Andréï Makine

Charlotte, une femme d'origine française émigrée en Sibérie avec sa mère entre les deux guerres, raconte à son petit-fils Aliocha le Paris et la France de son enfance, où elle a grandi. Peu à peu, celui-ci s'imprègne de culture française à travers la langue et les récits de sa grand-mère. Cette France devient pour lui une véritable Atlantide, où par exemple au bistro Au ratafia de Neuilly ledit ratafia est servi dans des coquilles d'argent... Cette double sensibilité franco-russe, îlot d'altérité au-dedans de lui, lui pèsera (ses camarades russes perçoivent et sanctionnent cette différence) puis l'enrichira, l'élèvera et le poussera vers la France...

 

 

 

les grives aux loups

le mardi 5 novembre 2019

Chez   Françoise CHAUVET à 14h30

Des grives aux loups de Claude Michelet

Saint-Libéral, petit village de Corrèze, début du XXe siècle. Dans la neige crissent trois paires de sabots. Les enfants relèvent les collets. Sept grives ! C'est un beau butin. Qu'à l'approche des loups il faudra leur abandonner... Ce qu'il faut laisser derrière soi, déjà, pour survivre ! Plus tard, faute de grives, ils sacrifieront les coutumes d'antan, un savoir-faire dépassé, un père, une mère, une terre. Nous sommes en 1914, et les loups ont passé les Vosges...

 

 

 

un amour impossible

le mardi 8 octobre 2019

Chez Brigitte BRIFFAUD   à 14h30

Un amour impossible de Christine Angot

Pierre et Rachel vivent une liaison courte mais intense à Châteauroux à la fin des années 1950. Pierre, érudit, issu d'une famille bourgeoise, fascine Rachel, employée à la Sécurité sociale. Il refuse de l'épouser, mais ils font un enfant. L'amour maternel devient pour Rachel et Christine le socle d'une vie heureuse. Pierre voit sa fille épisodiquement. Des années plus tard, Rachel apprend qu'il la viole. Le choc est immense. Un sentiment de culpabilité s'immisce progressivement entre la mère et la fille.

Christine Angot entreprend ici de mettre à nu une relation des plus complexes, entre amour inconditionnel pour la mère et ressentiment, dépeignant sans concession une guerre sociale amoureuse et le parcours d'une femme, détruite par son péché originel : la passion vouée à l'homme qui aura finalement anéanti tous les repères qu'elle s'était construits.

ou passe l'aiguille - petits secrets, grandsmensonges

le mardi 24 septembre 2019

Chez Cathy Ramboz à 14h30

Où passe l'aiguille de Véronique Mougin

Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l’insouciance débridée de son âge – 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille.
Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement. À leurs côtés, l’adolescent apprendra le métier.
Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l’aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l’histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d’une histoire vraie.

Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l'école, quelqu'un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?
Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l'on se raconte à soi-même pour continuer de vivre... Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l'univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d'inavouables secrets. Avec elle, le sourire n'est jamais loin des larmes.

Je vous écris de Téhéran de Delphine Minoui

le mardi 18 juin 2019

Chez Sylvie Bernard

Je vous écris de Téhéran de Delphine Minoui

Sous la forme d'une lettre posthume à son grand-père, entremêlée de récits plus proches du reportage, Delphine Minoui raconte ses années iraniennes, de 1997 à 2009. Au fil de cette missive où passé et présent s'entrechoquent, la journaliste franco-iranienne porte un regard neuf et subtil sur son pays d'origine, à la fois rêvé et redouté, tiraillé entre ouverture et repli sur lui-même. Avec elle, on s'infiltre dans les soirées interdites de Téhéran, on pénètre dans l'intimité des mollahs et des miliciens bassidjis, on plonge dans le labyrinthe des services de sécurité, on suit les espoirs et les déceptions du peuple, aux côtés de sa grand-mère Mamani , son amie Niloufar ou la jeune étudiante Sepideh. La société iranienne dans laquelle se fond l'histoire personnelle de la reporter n'a jamais été décrite avec tant de beauté et d'émotion.

 

Balzac et la petite tailleuse chinoise de Sijie Dai

le mardi 21 mai 2019

Chez Françoise Chauvet

Balzac et la petite tailleuse chinoise de Sijie Dai

En 1971, comme des millions d'autres jeunes citadins chinois, le narrateur et son ami Luo sont envoyés sur une haute montagne isolée voisine du Tibet, où ils seront "éduqués" par les paysans. Les adolescents ont trois chances sur mille de revenir un jour dans leur ville natale. Dans le village voisin, un autre jeune de la ville cache scrupuleusement une valise remplie de livres interdits : Balzac, Flaubert, Hugo, Kipling, Emily Brontë, Rousseau, Dostoïevski... Grâce à ces trésors, la ravissante petite tailleuse, jeune fille convoitée par tous, ne sera plus jamais la même. Écrit avec un accent de vérité confondant, un roman fort qui, tout en nous plongeant dans la Chine communiste, raconte une belle histoire d'amitié et d'amour, auréolée de la magie de la littérature.

 

rosemary, l'enfant que l'on cachait de kate clifford larson

le mardi 2 avril 2019

Chez Sylvie Bernard

Rosemary, l'enfant que l'on cachait de Kate Clifford Larson

Rosemary est la petite soeœur du futur président John Fitzgerald Kennedy. Différente des autres membres de la fratrie, elle accuse un léger retard mental associé à des troubles de l'’humeur. Pour le patriarche, Joe Kennedy, obsédé par la réussite, sa famille doit incarner le rêve américain. Ce n'’est pas le cas de Rosemary.

Un peu rebelle, elle affectionne les fêtes, pratique la voile et le tennis. En 1939, elle obtient un diplôme d'’éducatrice auxiliaire, mais son comportement effraie son père. Frénétique dans sa recherche de méthodes pour soigner sa fille, Joe ne s'’aperçoit pas que le changement incessant d'’établissement aggrave au contraire son cas et la rend de plus en plus instable.

Fin 1941, il va trop loin et fait lobotomiser Rosemary.
L'’opération tourne mal. La jeune femme en sort lourdement handicapée, à la fois physiquement et mentalement. Elle est alors internée, cachée, effacée. Pendant longtemps, ses propres frères et sœoeurs ignorent même ce qu’'est devenue Rosemary.
Voici son histoire. La vraie. Celle de l’'enfant que l'’on cachait.

le gang des rêves de luca di fulvio

le mardi 19 mars 2019

Chez Odile Vernotte

Le gang des rêves de Luca di Fulvio

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d'Européens, la ville est synonyme de " rêve américain ". C'est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L'espoir d'une nouvelle existence s'esquisse lorsqu'il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l'amour ?

" Il y a quelque chose de scorcesien chez Di Fulvio. " Zoé Courtois – lemonde.fr
" Ça se lit comme une saga, un chef-d'œuvre ! " Gérard Collard – lesdeblogueurs.tv

la tresse de laetitia colombani

le mardi 5 février 2019

Chez Françoise Chauvet

La Tresse de Laetitia Colombani

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Difficile de ne pas être touché par ce très joli récit. Estelle Lenartowicz, Lire.

Laetitia Colombani maîtrise à l’évidence l’art de la narration. Florence Bouchy, Le Monde des livres.

Un roman dans lequel il y a tout. François Busnel, La Grande Librairie.

dieu n'habite pas la havane

le mardi 15 janvier 2019

Chez Geneviève Sabatier

Dieu n'habite pas la Havane de Yasmina Khadra

À l’heure où le régime castriste s’essouffle, « Don Fuego » chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd’hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.
Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n’habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d’un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

l'art de perdre

le mardi 11 decembre 2018

Chez Jacqueline Copin

L'art de perdre d'Alice Zeniter

L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?

Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

l'étrangère

le mardi 2 octobre 2018

chez Cathy Ramboz

l'étrangère de Valérie Toranian

"Elle tricote. Je sors mon carnet. - Raconte-moi précisément ce qui s'est passé dans les convois... - Plus tard... Je rêve de recueillir cette histoire qui est aussi la mienne et elle s'y oppose comme une gamine butée. - Quand plus tard ? - Quand tu auras eu ton bébé". Aravni garde farouchement le silence sur son passé. Sa petite-fille, Valérie, aimerait pourtant qu'elle lui raconte son histoire, l'Arménie, Alep, Constantinople et Marseille. Dans ce récit qui traverse le siècle, elle écrit le roman de la vie, ou plutôt des vies d'Aravni : de la toute jeune fille fuyant le génocide arménien en 1915 jusqu'à la grand-mère aussi aimante qu'intransigeante qu'elle est devenue, elle donne à son existence percutée par l'Histoire une dimension universelle et rend hommage à cette grand-mère "étrangère" de la plus belle façon qui soit.

les piliers de la terre

Le mardi 11 septembre

chez Sylvie Bernard à 14 h 30

Les piliers de la terre de Ken Follet

Les Piliers de la Terre est un roman historique de Ken Follett, écrit en 1989, et publié en français en 1990. L'action se situe dans l'Angleterre du XIIᵉ siècle et tourne autour de la construction d'une cathédrale par le prieur du village de Kingsbridge. L'intrigue couvre une période allant du naufrage de la Blanche-Nef en 1120, qui laissa la couronne d'Angleterre sans héritier et eut pour conséquence la guerre civile, jusqu'à l'assassinat de l'archevêque Thomas Becket dans la cathédrale de Canterbury en 1170. Elle mêle les tensions entre la monarchie et l'Église, convoitant mutuellement le pouvoir, les rivalités familiales et amoureuses entre des personnages issus de couches sociales très différentes, allant du hors-la-loi au comte en passant par l'artisan. Le roman bénéficie manifestement de recherches approfondies effectuées par l'auteur sur l'histoire du royaume d’Angleterre et le développement de l'architecture gothique.

lecture : cette nuit là

le mardi 19 juin 2018

chez Ghislaine Le Bouffo

Cette nuit là de Linwood Barclay

Vous vous réveillez un matin, la maison est vide, votre famille a disparu ..."

Cynthia a quatorze ans. Elle a fait le mur pour la première fois, telle une adolescente rebelle devant l'autorité familiale. Sauf que, le lendemain, plus aucune trace de ses parents et de son petit frère. Et aucun indice. Vingt-cinq ans plus tard, elle n'en sait toujours pas davantage. Jusqu'à ce qu'un coup de téléphone fasse resurgir le passé ...
Une intrigue magistrale qui se joue de nos angoisses les plus profondes.

 

 

 

Trois jours et une vie

Le mardi 29 Mai

chez Cathy Ramboz

Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

Trois jours et une vie fait partie de la sélection finale du prix Coup de coeur de la 25e Heure.« à la fin de décembre 1999, une surprenante série d'événements tragiques s'abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien... »Pierre Lemaitre

Les délices de Tokyo

Le mardi 10 Avril 2018 : Les délices de Tokyo, de Durian Sukegawa

Chez Brigitte Briffaud à 14h30

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager.
Magnifiquement adapté à l'écran par la cinéaste Naomi Kawase, primée à Cannes, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel : un régal. Une superbe déclaration d’amour aux sens.

Ce roman, nous séduira certainement. Le film tiré du livre est un bijou d’émotion. Nous allons pouvoir comparer les deux car nous commencerons par regarder le DVD.

D'ici là, régalez vous avec les Délices de Tokyo

Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne

le 6 Mars 2018 à 14h30 chez Odile Vernotte

Et il me parla de cerisiers, de poussières et d’une montagne… de Antoine Paje

Un livre décrivant le passage de sa vie, (8 ans), où il vécut « l’expérience du passage » entre « la peur et l’amour ». Il décrit les crises, les signes, les messages, les personnages, qui l’on amené à « prendre conscience ».
C’est un peu l’histoire de tout le monde, orienté « profil Entreprenant » (les A), dominés et motivés par ce qui se voit ainsi que le résultat…

Si le titre et la couverture nous avaient séduites, le contenu du roman d’Antoine Paje, beaucoup moins.

A travers l’histoire de Paul, dominé par des peurs qui lui font commettre des erreurs, l’auteur se veut moralisateur en nous mettant en garde contre les fausses peurs. Mais tout est dit dans l’introduction, l’histoire qui suit n’est que répétitions, dans un style rébarbatif loin de la poésie du titre. Les ‘sages’ choisis pour l’éclairer, ne sont pas crédibles, l’analyse psychologique bien absente.

Brigitte B.

Petit Pays de Gaël Faye

Le 23 Janvier 2018 chez Cathy Ramboz

« Une feuille et un stylo apaisent mes délires d’insomniaque
Loin dans mon exil, petit pays d’Afrique des Grands Lacs
Remémorer ma vie naguère avant la guerre
Trimant pour me rappeler mes sensations sans rapatriement »

Qui mieux que Gaël Faye, lui-même, pour résumer ce roman mi-autobiographique, avec sa chanson Petit Pays, nom qu’il a aussi donné à ce premier roman.
Grace à son ‘double’ Gabriel, né comme lui d’une mère rwandaise et d’un père français, nous découvrons la vie des expatriés de Bujumbura au Burundi, pour qui, au début du roman, le drame du Rwanda entre Tutsi et Hutu, semblait bien loin. Une vie d’insouciance pour lui et sa bande de copains dans ‘leur’ impasse. Et puis, peu à peu, le ton devient plus grave, l’histoire tourmentée de l’Afrique le rattrape avec les massacres au Rwanda et Burundi. Une situation dangereuse qui poussera son père à faire rapatrier ses enfants en France.
Le sort de Gabriel, et à travers lui de Gaël Faye, nous a interpellées et avant d’échanger nos impressions sur le roman nous avons d’abord cherché à comprendre les causes de ce génocide.
Gabriel, non plus, au début du roman, ne comprenait pas la raison de tant de haine : « Ils ont le même pays, le même dieu. Ils parlent la même langue. Alors, pourquoi font-ils la guerre ?" " Parce qu’ils n’ont pas le même nez »
La réponse est certainement plus complexe, les grandes puissances ayant peut-être leur part de responsabilité…

Prochaine rencontre au ton plus 'léger' le mardi 6 mars à 14h30 chez Odile Vernotte ( 3 Bd de la Paix) autour de : Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne, d'Antoine Paje
Bonne lectures d'ici le mois de mars, amicalement,

Brigitte B.

11 déc 2017 : "La nature exposée" - Erri de Luca

Merci à Bénédicte T. de nous avoir reçues pour cette réunion lecture, la première à l’heure d’un apéritif bien généreux.

Mais avant d’apprécier les canapés et autres friandises nous avons échangé nos impressions sur La nature exposée de Erri de Luca.  Pour certaines, qui connaissaient déjà l’auteur, ce roman leur a paru plus difficile à apprécier que d'autres du même auteur, et donc à comprendre ce sculpteur qui va jusqu’à s’identifier avec le nu auquel il redonne vie.

Néanmoins nous avons été sensibles à la prose, la réflexion sur la montagne, la sculpture, le sacré : un hymne à la création.

Brigitte B.

21 nov 2017 : "La cache " Boltanski

Bien que 13 présentes, aucun malheur ne nous est tombé dessus (!) et nos échanges ont été tout à fait conviviaux, même si certaines n'ont pas aimé autant que d'autres La cache de Boltanski.

Comme un visiteur venant de l'extérieur on comprend progressivement l'histoire complexe de sa famille atypique, une famille de juifs ballottée au gré des soubresauts de l'histoire, des personnes fragilisées par la maladie ou l'abandon.

L'histoire est 'dense' avec des aller-retours qui peuvent être déstabilisants aussi bien dans le temps qu'entre personnages. 

La cache suscite une réflexion sur l'héritage et notamment l'héritage de la peur qu'on transmet entre générations.

Brigitte B.

Check Point de Jean Christophe Rufin

le 17 octobre 2017 chez Ghislaine Le Bouffo

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre. Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu.
Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence. Et la véritable nature de leur chargement. A travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. A l'heure où la violence s'invite jusqu'au coeur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire ? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes ?

Le vieux qui déjeunait seul de Léa Wiazemsky

Le 12 Septembre 2017 Chez Sylvie Bernard

Clara, une jeune et jolie serveuse de vingt-sept ans, se prend d’affection pour un vieux monsieur dont elle ne sait rien sinon que, dans le restaurant où elle travaille, chaque lundi, invariablement, il déjeune à la même table et commande le même plat. Elle est loin de se douter qu’elle-même a piqué la curiosité de cet homme éprouvé par la vie. Derrière la gentillesse et l’éternelle bonne humeur de la jeune femme, ce vieil habitué a décelé une blessure secrète. Et pour cause : accablée par le poids des actes d’un ancêtre, Clara s’interdit d’être heureuse. Mais au fil des conversations avec Clément, ce grand-père qu’elle se choisit, le contexte historique va refaire surface et changer sa vie.